Prendre certaines initiatives

La veille
Maître est complétement épuisé des jours précédents de la semaine et de sa journée. Il est au lit avant moi. Je ressens bien qu'il lutte pour poursuivre nos échanges et passer un maximum de temps en compagnie de sa soumise. Veillant à son bien-être, je me permets de lui faire la remarque qu'il a besoin de repos et qu'il n'est pas raisonnable (même si c'est tout à son honneur). Il ne tient plus et prend congés pour s'endormir. 

Une fois Maître couchée, j'ai comme un regain d'énergie. Je suis en forme comme si j'étais en milieu de journée. Impossible de trouver le sommeil ainsi : il faut que je trouve de quoi m'occuper, occuper mon esprit pour que je puisse dormir une fois que j'irais me coucher. 

Tout en restant devant la télévision, j'ai décidé de me remettre dans la partie administrative de Maître qu'il m'avait confié. Je l'avais terminé la veille (plus tôt que je l'avais prévu) et je lui avais transmis. 
Pour m'occuper, j'ai passé mon temps à apporter mes propres améliorations de mise en forme qui était nécessaire. J'ai fait au mieux pour répondre au besoin de Maître. 
Etant investie et le plus rigoureuse possible, finalement, ça m'a pris plus de temps que prévu. Le point positif est que j'ai pu trouvé de quoi m'occuper. Le point négatif est que j'ai largement dépassé le couvre-feu (qu'est ce que j'aimerais bien que cette contrainte soit levée... Ca m'arrangerait). Prise dedans et y prenant plaisir, je voyais bien, de temps en temps que l'heure tournait mais je ne me rendais pas compte que ça passait aussi vite. 

C'est bon, là, j'ai fini. J'ai même fait plus que prévu. J'avais pensé à faire une version de modification : finalement, j'en ai fait deux. Ne voulant pas m'imposer, j'ai préféré avec plusieurs choix à proposer à Maître pour qu'il puisse avoir une préférence. Je croise les doigts pour que ça lui convienne. 
Je lève les yeux à l'horloge... Oups... Déjà 4 heures. Je sais : oui, Maitre ne va pas me louper. Je crains d'avance sa remise en place qui sera suivi d'une sanction. Prenant compte de l'évolution du suivi, avant, Maître aurait pu être plus tolérant et juste me faire un rappel. Là, je sais que je ne vais pas y couper : la sanction tombera. Je prie pour qu'elle ne soit pas trop sévère. Soudainement, j'ai un flash : je me revois lui faire la remarque sur son manque d'être raisonnable pour son bien-être... Aucun espoir pour y échapper, je vais y avoir droit... 
Je sais très bien que je ne pouvoir faire l'impasse de la fameuse question "Comment vas tu ? Tu as bien dormi ?". Aller, il est temps de tenter de dormir un peu. Dans deux heures trente, Maître m'appellera. 

"Le lendemain" (ou plutot quelques heures plus tard)
Comme prévu, Maître m'appelle dès son départ pour se rendre à son lieu professionnel. Sans étonnement, il constate que je suis encore au lit et qu'il vient de me réveiller. Traversant une phase difficile dans ma vie privée, il prend encore plus "la température" dès le début de son appel. Dès lors, il me demande si la nuit a été compliquée. Elle n'a pas été compliquée mais un peu courte. Etant une "marmotte", quand j'ai des insomnies, c'est pas bon signe en moyenne. Maître s'inquiète de ma nuit courte. 

Je tente de le rassurer que je n'avais pas sommeil tout bonnement et que j'ai fait au mieux pour me trouver une activité afin de me fatiguer. Il a bien réceptionné mon retour par mail suite à ma mise à jour de sa tâche administrative. J'ignore s'il a remarqué l'heure (on en a pas parlé tellement que ça me paraissait évident) mais il a bien deviné que le couvre-feu était amplement dépassé. J'ai serré les dents et j'ai avoué ma faute, avec ma petite voix quand je suis en tort, annonçant l'heure de mon couché. 

Je m'attendais à une forte remise en place et une sanction sans précédent. A ma grande surprise, le plus sereinement, bien entendu que Maître m'a reprise mais il a pris en compte mon investissement, à mon initiative, dans sa tâche. 
Comme je m'y attendais, Maître me fait la rétorque concernant ma remarque de la veille concernant son manque d'être raisonnable. Je l'ai pas volé celle-ci... 
Après m'avoir complimenté, la sanction tombe. Ma petite voix de soumise (comme le dit souvent Maître) revient spontanément. 

Je sais d'avance que la journée de Maître sera chargée et qu'il ne sera pas disponible quasi toute la matinée. J'adapte mon organisation : tout en appliquant ma sanction (porter les boules dès l'ordre donné jusqu'à la prise de son café qui ne sera pas avant la fin de matinée). 
Je prends le temps de me lever et pour prendre mon café. Je prends en compte également que je ne suis pas seule : nous sommes en période de vacances scolaires (l'un de mes enfants est en vacances scolaires chez son papa). Après mon café, je me pose devant "Naruto". Je sais que je pourrais compenser mon manque dans le week-end : j'ai aucune motivation à rien, sauf d'être au pied de Maître. 
J'ai décidé que ça sera une journée de total repos (avec le strict minima de tâches ménagères en cours de journée) et être disponible pour Maître s'il aurait quelques occasions. 

Peu avant 11h, je reçois un message de Maître m'autorisant d'enlever les boules. Je ne me suis pas faite prier pour exécuter et de prendre ma douche par la suite. 
Les boules remplissent bien l'une de leur fonction : me faire mouiller. Je ne suis pas à l'aise psychologiquement, à me sentir humide sans pouvoir y remédier : que ça soit en me soulageant par la jouissance, ou par une toilette ou au pire en m'essuyant. Etre humide sur la longue durée, me fait ressentir comme si j'étais souillée : je n'aime pas du tout ça. Maître le sait mais lui adore ça. Il aime beaucoup me savoir dans cet état parce que cela traduit une réussite de son côté et aussi un contrôle sur mon excitation. Comme beaucoup de soumises envers leurs Maître, il prend en compte que je ne suis pas indifférente à son contrôle. 

La douche m'a fait du bien et apaisée mais j'ai toujours envie de Maître. 
Je fais au mieux pour éviter de penser à mes envies pour éviter la frustration. Après m'être occupé du linge, je me pose un peu devant la télévision mais j'ai une sensation de fraîcheur. Cela doit être une conséquence que j'ai peu dormi : c'est un signe de fatigue. 
Pensant à ne pas décevoir Maître à nouveau, je préfère être raisonnable et décide d'aller au lit. Habituellement, il me faut l'autorisation de Maître mais là, vu son indisponibilité, je reste libre. 
N'arrivant pas à m'endormir ou m'assoupir, je passe à la lecture. J'ai repris un roman que j'avais commencé l'an dernier. Avec toutes les épreuves que j'ai traversé depuis l'été dernier, je n'ai pas pu continué ma lecture. J'ai eu un peu de difficulté à reprendre le fil de là où je m'étais arrêtée. Quand j'ai réussi à reprendre un rythme plus fluide, je me suis assoupie quelques instants. A mon réveil, j'ai aperçu un message de Maître. De suite, je le rassure que tout va bien. 

Remarquant l'heure et à  la lecture de son message, sans même qu'il me le précise, je comprends qu'il a bientôt fini sa journée professionnelle et le retour est proche. 
Maître s'assure de ma totale disponibilité : ce n'est pas le cas. Je suis disponible en effet mais je ne suis pas totalement seule. Seule dans ma chambre, certes mais pas dans l'appartement : la discrétion est de mise. Il arrive à s'adapter à cet inconvénient. 

J'ai l'autorisation de me caresser mais sous condition : porter le bâillon de mon choix. Soit je choisis le bâillon boule, soit le bâillon écarteur. 
Ma première pensée va vers le bâillon boule. J'ignore la durée mais ça serait le plus supportable pour moi. 
Ma seconde pensée : Maître a une préférence pour l'écarteur. Vu le niveau de nerfs de Maître, j'opte pour la seconde option. Il me le fait porter quelques minutes qui me paraissent une éternité. 

Quand Maître est dans ce genre d'état de nervosité, la solution est que mon côté Brat reste dans son panier et que je reste le plus docile possible. Je garde cet objectif en tête pour le bien de Maître. 
Je sais aussi qu'il va passer en mode "0 tolérance" (c'est l'une des expressions codées qui me permet d'adapter mon comportement en fonction des besoins de Maître). 
Quand Maître est plus ferme, ça me fait un effet immédiat. Il le sait très bien. Quand c'est ainsi (et même de façon plus générale), plus je suis docile, plus ça apaise Maître. 

Lorsque Maître m'appelle je ne suis pas encore tout à fait seule. J'ai une crainte de devoir porter à nouveau l'un des baillons, à nouveau. A peine, j'ai décroché, Maître joue avec mon excitation. Je sais d'avance qu'il y a peu de chance que je ne sois pas autoriser à me lâcher mais en attendant, il joue au yoyo. 
La contrainte de ne pas bouger me fait beaucoup d'effets. La difficulté est que ça m'oblige à me préparer psychologiquement à tenir autant que Maître le veut bien. Plus on avance, plus son côté sadique me fait travailler sur l'endurance. 
Je ne suis pas totalement à mon aise parce que je ne suis pas seule mais je prends sur moi au mieux. Ca me freine : j'ai plus de mal à lâcher prise. J'ai besoin d'un minimum de discrétion, notamment dans mon rôle de maman. Il le sait aussi.  
Je sais que les besoins de Maître ont évolués depuis quelques mois. Je fais au mieux pour m'y adapter. Rester sienne même en faisant mon rôle de maman fait partie de ses nouveaux besoins. Ce n'est pas évident pour moi parce que je fais la part des choses mais je vois bien que cela l'apaise d'avantage. 

Nous avons tout deux nos propres obligations dans nos vies privées ou professionnelle. Cela ne facilite pas la difficulté de la distance mais je trouve qu'on s'en sort plutôt bien depuis le début de pris en main de Maître. 
Pour répondre aux besoins et attentes de Maître, je fais au mieux pour avoir le plus de flexibilité dans ma journée. Parfois, je me demande si Maître se rend compte de ces efforts au quotidien et si oui, le prend il en considération. Je sais qu'on s'apprécie très vite les habitudes qui sont positives, sans les relevées, les intégrant dans la logique ou l'évidence, parfois même limite indispensable. 
Si pas de signe de sa part à ce sujet, il faudra qu'on en parle mais à choisir, je préfère qu'il me fasse la remarque de lui-même. Si c'est pas moi qui aborde le sujet, je vais avoir le ressenti de manquer de rester à ma place d'une façon ou d'une autre. 

Quoiqu'il en soit, faire des tâches administratives pour Maître est nouveau. On a pu abordé le sujet ici ou là. J'ai saisi l'occasion de mon insomnie pour m'appliquer au mieux possible. Je l'ai fait avec plaisir sans aucun doute : dès lors que je m'investis pour satisfaire Maître, c'est là où je me sens le mieux et mon seul objectif est sa satisfaction. 
Plus qu'à patienter d'avoir son appréciation pour savoir si j'ai pu lui apporter mon aide, le satisfaire et par la même occasion, lui offrir un autre service.


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