Et c'est le temps qui court...
Cela fait de longs mois qu'on a pas pu se voir avec Maître. J'ai eu quelques changements professionnels qui nous handicapent à pouvoir se voir aussi régulièrement qu'avant : je n'ai plus de jours OFF en semaine mais uniquement mes week-ends (et encore, uniquement certains de préférence....). Selon nos accords depuis le début, nous savons que le week-end c'est impossible pour Maître sauf quelques exceptions.
Ce week-end fait partie de celles-ci.
Lors de ces exceptions, Maître vient pour la nuit du dimanche au lundi, souvent en arrivant en toute fin d'après-midi.
A l'arrivée de Maître, c'était la priorité à mon mode de vie personnelle pour commencer.
Quand c'est ainsi, en présence des enfants, on se comporte quasi comme des vanilles mais cela n'empêche pas quelques signes D/s par des regards ou des sourires.
Nous avons eu le temps de partager un apéritif avant le repas. Maître le sait : dans ce genre de situations, il s'aperçoit que mon côté "Maman" est organisé jusqu'au couché des enfants.
Une fois que nous avons pu être plus en intimité, nous n'avons pas perdu de temps et nous nous sommes dirigés directement dans ma chambre.
Nous avons commencés les rituels : mise en attente classique, le temps que Maître récupère et m'installe le collier officiel.
Maître a pris un peu plus de temps, pour une fois. Sur le coup, je ne comprenais pas pourquoi. Il a passé quelques minutes à m'observer, rester silencieux. Sans même le voir (dans ma position d'attente, j'ai le regard baissé), j'ai reconnu un sourire de satisfaction. J'allais lui poser la question mais je n'ai pas eu le temps : Maître contemplait le nouveau collier usual.
Il est vrai que depuis que je l'ai reçu, on a pas eu l'occasion de se voir en réel depuis : c'était la première fois. Il l'avait bien vu à travers quelques photos, bien sûr mais c'est différent.
Etant possible, Maître n'a pas enlevé le collier quotidien, il a ajouté le collier violet juste en dessous.
Comme souvent, tout en restant en position d'attente, Maître a souhaité que je m'approche vers lui, installé assis au bord du pied du lit. J'ignore le temps d'attente mais ça m'a paru une éternité, surtout sans bouger.
Restant sans bouger ainsi, malgré la simplicité, c'est un peu compliqué pour moi. Je suis déjà toute émoustillée et je me retrouve face à son entrejambe, sans pouvoir bouger, ni trop regarder, juste apercevant très vite, l'érection qui se forme.
Une petite frustration s'installe : j'ai une forte envie de l'avoir en bouche mais sans l'autorisation ou l'ordre de Maître, il faut que je reste en position.
La frustration a suivi. Maître a laissé parcourir ses mains et ses doigts, tout le long de mon corps, se promenant délicatement à me donner quelques frissons ici ou là. Je serre les dents pour éviter de bouger.
Après cette douce promenade de sensualité, Maître m'ordonna de me mettre à quatre pattes sur le lit.
Allait-il faire le tour du lit pour me faire patienter d'avantage et voir si j'allais oser râler ? Allait-il prendre des accessoires ? Rosebud ? Baillon boule ? Baillon écarteur ? Pinces à linge ? Pour des raisons de discrétion, je savais d'avance qu'il n'allait pas sortir ni le martinet, ni le ou les paddles. Rien de tout ça...
Maître a pris le temps de se déplacer là où se trouve les préservatifs. Par la même occasion, il surveillant que je ne bouge pas. Il sait très bien que je n'aime pas ne pas voir ce qu'il fait. Pas besoin de me bander les yeux : juste l'interdiction de bouger.
A ma grande surprise, Maître ne pas m'a fait trop languir.
J'ai eu l'autorisation de me lâcher. Je doutais fort que Maître allait me l'interdire. Il aime trop savoir et m'entendre jouir. Sans compter les circonstances : vu que le temps est écourté, Maître va souvent à "l'essentiel" quand c'est ainsi.
C'est certain qu'entre le temps compté, la présence des enfants, la fatigue de Maître : les pratiques BDSM sont très limitées.
Après avoir discuté tranquillement, blotti dans ses bras, contre son flanc, Maître a trouvé le sommeil avant moi. J'ai mis un peu plus de temps à m'endormir.
Le lendemain matin était beaucoup plus court que la soirée.
Nous avions la chance de pouvoir se réveiller ensemble et d'en profiter un peu. Mais pas le temps à plus., et rien de particulier coté BDSM.
Après une petite douche, il était déjà temps que Maître rejoigne sa voiture pour partir en déplacement toute la semaine.
De mon côté,, après son départ, les obligations vanilles reprenaient le dessus : gérer les enfants avant le départ de l'école et me préparer avant ma journée professionnelle.
Il est évident que tout deux, nous aurions préférés avoir plus de temps ensemble.
A mon sens, y'a un goût de "trop peu", peut-être mon côté gourmande (comme dit souvent Maître) mais je garde le côté positif : vu les circonstances actuelles, nous savons qu'il sera plus compliqué de se voir régulièrement donc chaque moment partagé en réel sont bons à prendre et à apprécier.... Que le temps soit long ou court....
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