Quand fermeté raisonne avec intensité



J'éviterai d'aller dans les détails privés mais pour plusieurs raisons, actuellement, j'ai plus de temps disponible pour Maître. Plus de temps pour le satisfaire, plus de temps pour être à ses pieds.

Cette journée là... 

Les rayons éclatants du soleil passent par les méridiennes de mes volets en bois, je jette un oeil sur mon téléphone pour consulter l'heure. Je me pose sur le flanc droit, en me tournant, replonge ma tête dans l'oreiller et referme les yeux en rabattant ma couette par dessus mon épaule. 
Trois secondes plus tard, le téléphone sonne : pas encore réveillée totalement, je décroche. Sans surprise, je sais qui m'appelle de si bon matin. J'aime toujours autant entendre sa voix à mon réveil, encore plus quand je n'ai pas d'impératif dans ma journée (ce qui est rare).

Habituellement, quand Maître me téléphone : soit je suis encore au lit parce que j'ai loupé le premier réveil de mon téléphone (il sonne trois fois si je ne l'éteins pas directement) ; soit je suis déjà debout et apprêtée, ayant commencer ma journée de "Maman" et pour ma journée professionnelle. Même si je suis essentiellement en télétravail, je me prépare comme si j'étais sur site. Cela me permet psychologiquement d'être plus motivée et aussi d'être prête si j'ai besoin de sortir (que ça soit pour une urgence privée ou professionnelle). 

Dès le début de l'appel, Maître m'ordonne de me caresser. Il sait bien que je démarre au quart de tour le matin et encore plus en entendant sa voix. Logiquement, je devrais être contente de cette autorisation. A l'instant "T", c'est bien le cas mais à la seconde suivante, je ne peux pas m'empêcher de me demander si Maître compte me frustrer. Je ne suis pas une adepte des caresses personnelles. En sommes, me toucher ne me fait pas d'effet mais c'est tout autre que c'est un ordre. Dans ces circonstances là, je me lève alors mouillée et excitée. En revanche, j'ignore totalement si je pourrais me soulager dans la journée ou pas. 
J'ai un mini espoir... qui s'estompe dès lors que Maître m'annonce qu'il a mal dormi. Cela traduit qu'il ne sera pas d'humeur : irritable et moins tolérant que la normale. Je le prends en compte : il va falloir que je veille pour que mon côté Brat prenne des vacances (au moins pour la journée). 

Maître me demande ce que j'ai prévu dans ma journée. Hors être à sa disposition, une tâche administrative pour lui (convenue la veille), quelques tâches ménagères et aller chez mon oncle pour la pause-déjeuner : rien de spécial (limite une journée classique). J'ajoute que je vais sûrement pouvoir être seule chez moi, en milieu d'après-midi, jusqu'à l'heure du repas. L'ordre tombe, Maître saisit l'occasion : ma totale disponibilité correspond à une de ses réunions. Je devine rapidement le côté sadique mais je ne m'attendais pas à ça. 

"- Dis-moi : tu penses que ton grand devrait sortir vers quelle heure ? 
 - Euh, je sais pas Maître. J'ai tenté d'en savoir plus : approximativement entre 16h et 16h30 parce...
 - Très bien ! (d'un ton ferme). Tu porteras les pinces dès que je t'en donnerais l'ordre par message et jusqu'à la fin ma réunion. 
 - ... (petit soupir).... Oui Maître (avec un air blasé mais je prends sur moi tout de même). 
 - shadesse !! C'est moi où tu allais râler ? 
 - Euh... Si, Maître... J'allais mais je me suis retenue avec mon petit soupir pour éviter.... 
 - Tu fais bien !! Tu porteras une pince à chaque téton. Je te préviens de suite : si j'ai à te reprendre au cours de la journée, encore plus si tu râles, je doublerais la sanction et ça augmentera au fur et mesure. C'est clair pour toi ?! 
 (Maître ne me voit pas mais il me connait assez bien pour le deviner au son de ma voix : je sers les dents pour ne pas rétorquer ou éviter un "oui mais...". Il sait aussi que l'intonation de sa voix plus ferme me rend pas indifférente.).
 - Oui Maître.
 - Parfait ! Ma réunion sera plus appréciable. Je te conseille vivement de faire un peu de ménage pendant ma réunion. 
 - Bien Maître. 
 - Je suis bien arrivé. Tu vas porter les boules jusqu'à mon café. J'ignore si je pourrais prendre mon café à mon arrivée ou seulement à partir de 11h00.
(Je m'exécute aussitôt)
 - C'est fait, Maître".


Je peux dire que la matinée commence "bien". Forte chance pour que je sois être frustrée, Maître va jouer avec mon excitation et ma frustration, en même temps et je ne vais pas pouvoir râler une seule fois. De plus, j'ignore quand je pourrais me lâcher. J'ignore si Maître le souhaitera : aurait il en vie de me frustrer totalement ou est ce que je vais pouvoir avoir une occasion que Maître pourra saisir.  
J'essaye de ne pas trop y penser pour ne pas me frustrer d'avantage et surtout pour garder mon self-controle, ne pas ressortir le coté Brat et surtout satisfaire Maître. J'adapte ma journée pour éviter de faire trop de déplacement en étant pleine avec les boules jusqu'à nouvel ordre. Je ferais mes tâches plus tard. 

Au tant en profiter pour se reposer un peu : comme chaque début de matinée, je prends mon café, tranquillement devant les infos, tout en avançant sur mon jeu depuis mon téléphone. Après les infos, je passe en mode "Naruto Shippûden" (oui, je suis en plein dedans pour pouvoir suivre et à des fins pédagogiques en tant que "Maman"). 

Au moment où je m'y attendais le moins et bien avant 11h, j'ai pu les enlever... Alléluia... Je vais pouvoir prendre ma douche et aller chez mon oncle, sans contrainte. C'est rare que Maître me donne des consignes pour l'extérieur mais prenant compte l'évolution du suivi, je n'y suis pas à l'abri. 

Tellement pris dans son travail, Maître en a oublié que je ne passais pas la pause-déjeuner chez moi : ça m'a permis d'échapper à nouveau de porter les boules de geisha. Il est vrai qu'en écrivant mon sms, j'ai eu un petit sourire. 
Même si je sais que Maître sera indisponible une bonne partie de l'après-midi, je suis pas pressée de rentrer. Aucune envie de passer à mes tâches ménagères. Mon objectif était de faire le maximum de tâches ménagères avant la réunion : ça m'évitera de me déplacer avec les pinces. Je n'oi pas oublié la consigne de Maître : je les porterais pendant que je traiterais sa partie administrative privée. 
A mon grand étonnement, j'ai fini mes tâches ménagères plus tôt que prévu : j'ai pu me lancé dans le côté administratif tranquillement. 

Cela fait déjà une bonne demie heure où je me suis installée au salon : j'ai mis Netflix en pause, disposé mon ordinateur portable au bord de la table de salon et assise au bord du canapé. Côté ergonomie, certes y'a mieux mais c'est dans la position où je suis le plus à l'aise pour me concentrer dans cette tâche. 
Trente minutes plus tard, bien élancée, je reçois l'ordre de Maître. Le moment ne m'arrangeait pas : je n'étais pas encore tout à fait seule. Je m'éclipse quelques instants dans la chambre, le plus discrètement possible. 

M'infliger toute seule de la douleur ou sanction est un vrai supplice psychologique pour moi : je le ressens comme de l'humiliation (c'est comme quand Maître m'ordonne de proposer mes propres sanctions). Dans ma logique, c'est à Maître de le faire. Je positive en me disant que c'est une adaptation à la distance : connaissant les visions et les préférences de Maître par rapport à la distance, c'est aussi une évolution de sa part. 

Après la difficulté psychologique, vient la difficulté réelle : je tente d'installer, tour à tour, chaque pince sur chaque téton, afin qu'elles tiennent et de les positionner pour que la douleur soit supportable. Je sais d'avance que je vais les porter loooooongtemps. C'est également complexe de les garder sous le soutif. J'opte pour le garder mais en rabaissant les bonnets sous ma poitrine. Je prie que cela reste discret sous le pull. 
Je reviens au salon, je prends une grande inspiration/expiration avant de me relancer. J'informe Maître que c'est fait... Mon aîné s'absente cinq minutes plus tard. 
C'est reparti! Il faut que je poursuis ma tâche. Je suis déterminée. J'ai pas de délai pour la terminer mais même en prenant mon temps, pour satisfaire Maître, j'aimerais bien la terminer soit aujourd'hui, soit pour demain. Je poursuis de taper le document sur mon Google Doc. 

Les dix premières minutes sont supportables. Un quart d'heure plus tard, la douleur est plus forte : je serre les dents et ma cadence ralentit. Le temps me paraît très lent. Je serre toujours les dents et je me maintiens le rythme de ma respiration pour supporter la douleur qui s'intensifie. L'envie de retirer les pinces est présente. Je me mords d'avantage la lèvre pour tenir et résister à la tentation. Il faut que je tienne : il ne faut pas que je déçois Maître. 
La respiration s'accélère, les larmes montent mais j'arrive à me contrôler tout de même. Je ne ressens plus les pinces mais les tétons sont bien endoloris. J'ai beaucoup de mal à me concentrer : les mini-pauses sont plus fréquentes. 

A croire que Maître lit dans mon esprit : je reçois un sms m'informant que la réunion devrait se terminer dans une bonne demie heure. Je regarde l'horloge analogique qui se trouve au dessus de mon téléviseur : cela fait plus d'une heure que je supporte ce supplice. Tenir encore jusqu'à la fin de la réunion me paraît trop compliqué. Les larmes montent toujours, avec une respiration saccadée mais ne coulent pas. J'ignore si je peux tenir aussi : je vais faire de mon mieux pour satisfaire Maître. 

J'ai bien avancé malgré tout, enfin je pense. Je me pose en me calant au fond du canapé, je souffle tête en arrière, mains crispées sur le drap qui protège. Je sens que mes yeux sont bien humides : je les ferme au même instant, pour tenter de tenir encore. Je suis à deux doigts de craquer avant l'autorisation de Maître. Je ressens un début de déception envers moi-même. J'aurais aimé tenir plus. Nouveau sms "Tu peux les enlever...". A deux secondes près. 
Je relève mon pull jusqu'à hauteur de mon cou. Je redoute cet instant. Je retire la pince du sein gauche, délicatement mais furtivement à la fois. Un cri et un gémissement de douleur surviennent simultanément. J'ai un petit à-coup par la même occasion. Je me mords la lèvre et je procède de la même manière pour le sein droit. J'ai la même réaction. Je ressens la chaleur, sur et autour de mes tétons. Ma poitrine est bien en forme. A défaut de ne pas pouvoir me les caresser (ça relancerait encore plus fortement la douleur), je pose mes mains sous chaque sein et je malaxe légèrement. Je reprends ma respiration au fur et à mesure. Je sais bien que Maître aurait adoré me voir ainsi. 
Pas le temps de continuer à récupérer : j'ai un nouveau message de Maître. 

Suite à l'ordre de Maître, je rejoins mon lit à quatre pattes. Il s'amuse à me faire patienter en attente, dans la même position, avec le rabbit. Je sens bien que je suis humide. Je suis soulagée que Maître va m'autoriser à me lâcher. J'ai interdiction de bouger, les oreilles du rabbit en vitesse 1 quelques instants. Comme si ça suffisait pas, Maître m'ordonne d'ajouter le bâillon boule. Je ne suis plus en état de réfléchir ni de contester : j'obéis. 
Me voilà, immobile, en position d'attente, pleine, avec stimulation sur mon clitoris, contrainte par le bâillon. Maître dirait que je suis à ma place : comme sa petite chienne en chaleur, à ses pieds. Je suis totalement à sa merci. J'attends les ordres et son autorisation de me lâcher. Ma respiration s'accélère et mon excitation aussi. La douleur de mes tétons est forte. Je dois monter en vitesse 2. Quelques minutes suivantes, Maître me donne son feu vert : let's go, vitesse 3. Je n'ai plus la notion du temps même si paradoxalement ça me paraît une éternité. Ce n'est que bien plus tard que je me rends compte que le tout n'a duré qu'un petit quart d'heure. 

Je suis soulagée et apaisée d'avoir pu me lâcher. Bien entendu, dans la foulée, je remercie Maître. 
J'ai aussi l'autorisation de me poser en cuillère et de tout retirer. C'est plus fort que moi : je m'écroule. Je suis recroquevillée sous la couette. Je reprends ma respiration doucement mais sûrement. Pour sûr, je suis bien là mais à la fois, je suis looooin. Je sens bien que je suis trempée entre mon entrejambe tout en ayant mal aux extrémités de mes seins. 
Je ressens aussi l'intensité de l'ensemble. Je suis bien. J'aime toujours autant, voir encore plus quand je ressens l'emprise de Maître. Huuumm.... 

Peu après, Maître a terminé sa journée professionnelle. Comme d'habitude, il m'appelle le temps du trajet. Je finis de récupérer mon rythme de respiration et suis toujours sur mon nuage : tant de bien etre que douloureux. En entendant ma voix tout mielleuse, qui traduit aussi une forte docilité, Maître le devine très rapidement. Il est arrivé à ses objectifs. 
Maître me confirme que sa journée fut chargée et la réunion très lourde mais je l'ai aidé à tenir, à maintenir la pression et les contraintes professionnelles. Il me félicite et il est fier de moi. Je ne lui cache pas que j'allais craquer et que ça soit jouer sur quelques secondes. C'est là que je commence à prendre conscience que j'ai supporter les pinces plus d'une heure et demie. J'en reviens pas. C'est la première fois qu'à distance, je les porte et les supporte aussi longtemps. J'ai une petite fierté de constater que j'ai réussi à me surpasser et surtout d'avoir pu être au service de Maître tout en l'aidant indirectement. 
Ce qui est certain est qu'entendre la voix de Maître m'apaise plus que tout le reste. 

Au moment où je suis le plus posée et relaxée, je peux même dire complètement vidée (dans tout les sens du terme), ça sonne à l'interphone. Mais non.... Pas maintenant !!! 
La "récréation personnelle" est terminée. Pas le choix : il est temps que je revienne sur Terre pour revenir dans ma vie vanille. Maître met fin à la communication pour que je puisse répondre à l'interphone et recevoir ma visite quotidienne. 
Je n'ai pas pu prendre ma douche. Je vais devoir serrer les dents psychologiquement parlant en restant humide et souillée jusqu'en début soirée. Je reste la soumise de Maître, y compris dans ma vie vanille, en toute transparence pour les non pratiquants... 

Nous avons fait le point en cours de soirée. Maître a eu confirmation que me tenir plus fermement, revoir la suppression de certaines libertés ou tolérances est nécessaire pour mon bien-être. J'aime pas l'avouer parce que j'apprécie garder un maximum de libertés en tant que soumise mais je sais qu'il a raison. 
Je constate également que Maître a évalué également : il a gagné une confiance en lui qu'il n'avait pas avant. Sûrement que cela provient de mon lâché prise depuis la fin d'année. Sans aucun doute, Maître y prend beaucoup de plaisir et il en a besoin. 

La journée fut intense, à tout point de vue. Il y a bien confirmation que le suivi a évolué. Maître va réfléchir pour la mise en place concrète de celle-ci. J'espère que je vais réussir à être à la hauteur des attentes de Maître. J'ai bien conscience que l'évolution a pris une importance pour les deux parties.

Encore merci Maître... 


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