Evolution : besoins, attentes, suivi


Suite aux derniers évènements et mon comportement, Maître s'est remis en question (tout comme moi). 
Il s'est rendu compte que mes besoins avaient évolués. Nous en avons parlé. 

Est-ce que j'en avais conscience ? 
Quand je me remets en question, je repense en premier à la faute ou l'écart de comportement qui a causé la déception de Maître. Je repense à une (ou des) solution(s) pour éviter que ça se reproduise. N'oubliant jamais mon noviciat, je me compare entre mes besoins lors de la prise en main de mon ancien Maître et la soumise que je suis actuellement aux côtés de Maître. 

Avec toutes les responsabilités que je peux avoir dans ma vie privée, il est certain que la D/s me permet de décompresser, permet un équilibre dans mon bien-être. J'ai besoin de la D/s pour tenir dans ma vie vanille et j'ai besoin d'être au mieux dans ma vie vanille pour être à la hauteur des attentes de Maître dans nos pratiques D/s. 

Cela fait déjà 4 ans et demi que je suis la soumise de Maître. 4 ans et demi où nous avons toujours les même visions BDSM. 4 ans et demi où je fais au mieux satisfaire ses envies et besoins. 4 ans et demi où il est toujours le Maître dont j'ai besoin. Mais aussi, 4 ans et demi où nous évoluons mutuellement. 

En moyenne, j'arrive à me remettre en question mais j'ai toujours du mal à avouer ouvertement mes torts. Je peux admettre mes torts mais je ne m'éternise pas dessus. Il m'arrive aussi d'éviter de revenir sur les détails de mes remises en question parce que j'ai conscience que cela ferait évoluer le suivi et donc me faire perdre certaines libertés si Maître en juge nécessaire. Mon côté brat veut garder le maximum de liberté. 

Quand je suis en mode brat, même si je sais que c'est pour mon bien, je me plains souvent que Maître peut être trop sévère ou/et trop sadique.
A distance, un week-end pas comme un autre, où on a pu avoir du temps libre en commun, j'étais tellement dans un état secondaire que j'ai mis beaucoup de temps à retrouver totalement mes esprits. C'est là que j'ai avoué que j'étais pas indifférente à son sadisme et que j'avais parfois besoin qu'il soit moins tolérant. 
Je lui ai aussi indiqué que je savais que lui-même en avait besoin et que j'avais conscience qu'il n'osait pas, connaissant ses craintes. Maître peut avoir peur de manquer de self-control ou/et de dépasser certaines de mes limites sans mon consentement. Il a toujours eu et aura toujours ma totale confiance. Je sais que Maître peut resserrer la vis sans abuser de son pouvoir. Cela ne fait pas partie de ses visions. Bien au contraire, Maître a beaucoup de respect et sait très bien se maîtriser avant de savoir me maîtriser. Son défaut est le même que le mien : le manque de confiance en soi (surtout quand moralement ce sont les montagnes russes suite à quelques pressions professionnelles). 

Notre force : l'échange et la communication. Nous parlons autant de ce qui va bien de ce qui va moins bien. Quand c'est nécessaire, on se remet en question (chacun à notre façon et à notre rythme). A un moment donné, nous faisons le point : c'est souvent à ce moment là que le suivi évolue, où Maître ressent le besoin de faire quelques changements ou quelques ajouts de règles, de rituels, voir certaines clauses du contrat. 

Après mes aveux, Maître a souhaité que j'officialise en confirmant que j'accepte qu'il soit plus sadique et ou sévère. J'avoue que j'aime pas avouer et mettre sur papier ce genre de choses mais là c'est nécessaire pour tout deux. 
Cela permettra à Maître de lâcher prise sur certaines limites qu'il se fixe. Bien entendu, y'a un risque pour que mon éducation soit plus stricte, que je sois d'avantage plus encadrée, plus de chance pour que mes libertés se réduisent au fur et à mesure. J'en suis consciente mais je suis prête à faire l'effort pour le bien de Maître. 
Ce qui est certain est que j'ai besoin de plus d'emprise de Maître : me ressentir plus à ses pieds. 

J'espère que cette évolution me permettra d'être toujours à la hauteur des attentes de Maître. 

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