Première de l'année 2021


J'ai qu'une hâte : que le petit décolle pour l'école ! 
Il va falloir que je mette les bouchées doubles pour être prête avant "son" arrivée.
Je prends tout de même le temps de boire un café/clope, tranquillement avant de me rendre à la salle de bain. Vaisselle faite, je passe un dernier coup de balai pendant que le café coule et je récure après.

Je sors de la douche dans les temps. Je m'arrange pour disposer les accessoires sur ma commande de chambre (qui me sert de bureau personnel). Coup de panique !!! Je me rends compte qu'il me manque une menotte. Celle des chevilles notamment. Impossible de faire l'impasse ! Je sais d'avance qu'aucune excuse ne sera plausible. Hors de question de le décevoir, ni de lui donner une occasion de me reprendre/punir.
Je tente de reprendre mes esprits. Je reprends une gorgée de mon café (bon d'accord... des gorgées...). Elle ne peut pas être loin : tout est rangé ! A moins de trois minutes je finis par la retrouver. Elle était bien à sa place ! Quel soulagement !!! 
A peine, je pose la menotte sur la commande, mon cœur est toujours emballé par le coup de pression. Ca sonne... 
Je suis obligée de descendre les étages pour ouvrir la porte du hall En défilant les escaliers, je m'aperçois que j'ai manqué de temps pour mettre des sous-vêtements (non, ce n'est pas voulu). Pas grave et tant pis. Une petite voix me glisse "prends sur toi ma fille, t'as plus le temps là". Je me rassure en me disant que "lui" sera ravi et par la même occasion, il sera surpris. 

Une fois remontés, la porte fermée, je lui propose de prendre un café (comme d'habitude). Je suis persuadée de connaître d'avance sa réponse. Je repense à la perte de la menotte, quelques minutes plus tôt. Machinalement, je me dirige vers la cuisine.
Maître me stoppe de suite en me demandant si je n'avais rien oublié. S'il me pose la question, la logique veut que oui mais quoi ?? Ma première réflexion en sourdine est de me dire que "je commence bien... Et merde!". Evidemment que je ne peux pas me permettre de penser cela à voix haute. Il a la meme réaction que moi en me faisant la même reflexion : "Tu commences bien !!??".
Je ne me fis pas attendre pour me mettre directement en position d'attente, là où je me trouve, dans le couloir, devant la porte d'entrée, le temps que Maître va chercher mon collier officiel. Cela dure quelques secondes mais j'ai le temps de me poser la question "Va t il prendre le collier violet ou noir et rouge ??.... le violet, le violet... svvvvp, le violet pour débuter la journée au moins...??". Je n'en dis rien et patiente.
C'est fou comme sa voix s'éclaircit, s'adoucit dès qu'il orne mon cou.... Je tente de jeter un coup d'oeil vite fait. Ouf !! C'est le violet !! 

Ce que je n'avais pas prévu était la laisse. Il l'a clipse aussitôt. Il veut sûrement profiter un maximum d'être sûr qu'on soit bien seuls.
Toujours en position d'attente à ses pieds, il m'ordonne d'ouvrir la bouche pour maintenant la chaîne de la laisse entre mes dents et de me mettre à 4 pattes. Je peux pas m'empêcher de penser que cela reste dans mes capacités donc je suis soulagée. Soudainement, là où je m'y attendais pas du tout... les cinq premières fessées tombent... plutôt claquent ! Mon côté brat me souffle, avec ironie, qu'il aurait pu me prévenir.
Depuis Décembre, ça faisait longtemps (autant pour lui que pour moi) : j'ai l'impression que les fessées sont plus fortes. Je me dis que ça doit être une impression. Je dois sûrement manquer de pratiques en quelques semaines.
C'est seulement après tout cela qu'il reprenne la poignée de la laisse et me guide à la cuisine...

Je lui prépare son café, comme il le préfère et me remets en position pour lui servir. Maître prend tout son temps. Il adore prendre son café quand je suis à ses pieds. Il savoure ce moment.
Je déteste patienter, attendre, même si, paradoxalement, j'ai beaucoup de plaisir à être aux pieds de Maître. Etant de nature impatiente et sachant que la journée va passer à une vitesse folle, que j'ai énormément envie de lui à l'instant T, j'ai qu'une seule envie : filer dans la chambre. De plus, on est à l'abri de rien : mon aîné peut avoir un changement d'emploi du temps et finir les cours plus tôt... 

Maître ne décroche aucunement la laisse. Apparemment, il y prend goût. Une fois son café terminé, il maintient la laisse dans sa main et me guide pour se rendre dans la chambre (ah ben enfin... j'y failli attendre...).
Une fois en position d'attente dans la chambre, ça fuse dans ma tête mais je tente de rien laisser paraître : va-t-il serrer la vis afin d'agir au moindre écart et en profiter un maximum pour son côté sadique ?? 
Je sais aussi que Maître a très envie de moi, très rapidement, dès le premier regard, le plus souvent. Il tente de se maintenir jusqu'à l'arrivée dans la chambre. Il tente de résister un minimum mais y parvient pas... Il se laisse aller à la tentation, à son envie de me sauter dessus. Et ça, je le sais que très bien.... Voir plus que bien... Donc aucune crainte qu'il me fasse languir pour débuter.

Mon présentiment ne m'a pas trompé : Maître a bien resserrer la vis côté tolérance. Mais noooon.... Ca laisse peu de place à mon côté brat... J'ai tenté (évidemment...) mais la sanction est tombée très vite. Il me prévient, avec sa voix autoritaire, qu'il compte bien doubler, voir tripler, voir plus si nécessaire et sans sommation. 
Au fond de moi, je suis lucide. J'ai bien conscience que j'ai besoin qu'il maintienne le cadre et que je dois rester à ma place, quoiqu'il en soit. Mais de l'autre côté, j'ai aussi besoin de tester mes limites, de tester son seuil de tolérance, savoir jusqu'où je peux lui résister sans dépasser les limites. Il faut que je veille à ne pas abuser : il ose de plus en plus d'être sadique (que ça soit à distance ou en réel), voir plus strict. Il est vrai que cela ne me fait beaucoup d'effets. Il le sait. Il sait que j'ai besoin de me ressentir à ses pieds, que j'ai besoin de ressentir que seul reste le décideur... Que je reste sous son autorité et son emprise.

En résumé, cette journée a été concentrée sur le lien d'appartenance et la docilité.
Aucun doute concernant l'appartenance mais la docilité est un autre sujet. Je peux l'être certes mais en pointillés. Maître ressent que je peux l'être plus régulièrement. Plutôt il ressent que je ne l'avoue pas mais que je peux en avoir de plus en plus le besoin. 
On en a parlé avant son départ : la docilité sera un point d'évolution pour le suivi dans les mois à venir. 

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