Break sur le blog


Je le dis souvent, en parallèle de mon suivi/éducation avec Maître, comme beaucoup, d'entre nous, j'ai aussi une vie privée. En moyenne, je fais la part des choses entre ma vie privée (vie sociale, quotidienne et professionnelle). Bien entendu que ma vie privée peut avoir une incidence directe ou indirecte sur mon suivi/éducation mais j'arrive à faire au mieux pour éviter que cela ait un impact. 

Que les deux parties vivent ensemble ou pas, oui, la vie privée peut avoir un impact sur le suivi/éducation, d'une manière ou d'une autre. Il faut prendre en considération le rythme de vie : les besoins de la vie quotidienne, les horaires professionnels... L'essentiel est de pouvoir trouver un équilibre. 

Depuis le temps, Maître connaît bien mon rythme de vie et s'y adapte au mieux possible à distance puisqu'on ne peut pas se voir en réel autant qu'on le voudrait. Vive les obligations privées et professionnelles. On en a conscience depuis le début et on le prend en considération. Il arrive qu'il y a des moments où c'est plus compliqué que d'autres moralement parce que le réel compte beaucoup pour l'évolution progressive du suivi/éducation. 

Dans ma vie privée, j'ai pu avoir quelques turbulences non prévues (enfin si mais je pensais pas à ce moment là). Elles ont même durées plus longtemps que je ne l'aurais pensé. Priorisant certains difficultés dans ma vie privée, j'ai délaissé la rédaction du blog. J'en avais bien conscience mais quand j'ai pu revenir sur le blog pour voir où j'en étais, j'ai pu être surprise de l'avoir autant délaissé. Je pensais en discuter avec Maître d'ici là mais y'avait toujours une autre priorité qui s'ajoutait. J'ai donc reporté cette discussion. 

Ce n'était pas de gaieté de cœur de ne plus pouvoir écrire (depuis toute petite, j'arrive mieux à exprimer mes ressentis à l'écrit ou à l'oral) mais c'était nécessaire. 

A force de reporter, j'en ai oublié de revenir dessus. Encore mon côté étourdie ? Oui et non.... Oui, en partie, bien sûr, on va pas se voiler la face et non parce que je devais me reconcentrer sur la gestion des turbulences de ma vie privée. 
Hors BDSM, nous avons tout deux nos rythmes de vies "vanilles" respectives. Dès le début de la prise en main, nous avons toujours mis un point d'honneur à ne pas se mêler de la vie privée de chacun. On peut en parler librement, on peut soutenir moralement mais on s'est mis d'accord sur le fait de ne pas intervenir dans la vie de chacun, d'une façon ou d'une autre. 
Vu l'importance des obstacles de ma vie privée, je n'avais pas d'autres choix que de les prioriser pour tenter de les résoudre au mieux possible. 

Prioriser le contrôle totale sur les obstacles de ma vie privée pour pouvoir les surmonter, n'a pas été (et n'est toujours pas) de tout repos. Moralement, c'est très prenant et usant. Malgré tout, même avec mes hauts et mes bas, je positive en me disant que c'est passager, la roue tourne. J'avais pas prévu que la roue tourne très, très, très lentement. 

Faire un break sur le blog pour me concentrer sur les besoins de ma vie vanille n'est pas synonyme que le suivi a été interrompu. Surtout pas ! 
Bien au contraire : c'est dans la partie D/s qui me tient dans ces moments là. C'est le soutien de Maître, son écoute, son attention, son implication qui m'aident à tenir au quotidien. 
J'ai bien conscience que c'est une difficulté aussi pour Maître de devoir traverser ses complications et indirectement subir les turbulences de ma vie privée. Moralement, il faut tenir et savoir garder le recul nécessaire mais il faut aussi adapter le suivi/éducation. 
Maître a dû renforcé le suivi/éducation à distance pour faire face à tout cela et nos indisponibilités communes. Fort heureusement, nous avons pu nous voir entre avril 2021 à ce jour (même si c'est pas aussi régulier qu'on le souhaiterait).

Ma concentration sur ma vie privée a été tellement intense et prenante que je n'avais même pas le coeur à trouver l'inspiration d'écrire sur ce blog. Je reportais encore et encore. 
A force de reporter, cela a donné une absence assez longue pour le suivi des articles. Je me disais qu'il n'y avait aucune gravité, que j'allais réussir à absorber le retard. 
N'y arrivant pas, j'avais trouvé la solution de reprendre et mon poursuivre mon journal intime. C'est un cahier, sur lequel je décris ma journée et où je me lâche sur mes ressentis de celle-ci. J'ai bien commencé la rédaction de celui-ci, aussi ponctuel soit-il mais je n'ai pas pu continué. J'en avais plus le temps et plus la force. Y'a pas besoin de force physique pour écrire, certes mais il faut être un minimum bien moralement parlant et là, ce n'était pas le cas. 
Il fallait que je me rendes à l'évidence : la pause du blog était inévitable et je ne pourrais pas récupérer le retard. 

Je n'avais pas pris le temps d'échanger à ce sujet avec Maître. Quand j'y pensais vaguement, je priorisais ses besoins de sa vie quotidienne. 
C'est bien de penser à ses besoins quotidiens vanilles mais quand est-il pour ses besoins D/s ? Comment j'ai pu faire passer en second plan ses besoins D/s ?? 
Un soir comme un autre, Maître a abordé le sujet. Il m'a fait part qu'il avait pu remarqué l'absence de la rédaction du blog et voulu savoir où j'en étais. Est-ce que c'était juste une parenthèse ? Est-ce que je comptais arrêter ? Il a rappelé que comme entendu, j'étais libre sur la gestion de mon blog (puisque que c'est une initiative de ma part notamment) mais qu'il appréciait et apprécie beaucoup de me lire. Il m'a avoué que ça pouvait lui manqué. 
Suite à cette confidence, je ne pouvais rester sans rien faire. Il fallait trouver une solution ! Je lui ai donc promis de me remettre en question à ce sujet et de faire plus d'efforts pour trouver un peu plus de temps libre et la force d'écrire. 

Prenant compte qu'entre le dernier article à aujourd'hui, le suivi/éducation a évolué (et pas qu'un peu), Maître a même suggéré d'inclure la rédaction du blog (voir du journal intime) dans le suivi. Euh... oui mais non... La liberté de la gestion du blog fait partie des libertés qu'il me reste (oui, le nombre de libertés ont diminués depuis... hihi). Il faut que je fasse au mieux pour garder cette liberté. 

La parenthèse fut longue, un peu plus d'un an mais je compte bien me ressaisir au mieux.




 

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