Il a osé !!??
Tout deux, nous attentions ce moment avec impatience...
Exceptionnellement, Maître venait depuis la fin d'après-midi, jusqu'au lendemain fin de journée.
Vu l'heure, il était temps de commencer la préparation du repas et prendre un petit apéro. Je voyais bien Maître me dévorait des yeux : traduction d'une forte envie de me serrer la nuque mais impossible puisque nous n'étions pas seuls.
Je suis jamais très à l'aise quand nous ne sommes pas seuls mais je fais au mieux pour m'y adapter. Maître est toujours impressionné de voir que j'arrive à rester à ma place au mieux possible, en toute discrétion, tout en évitant de le nommer, de le vouvoyer et de l'appeler par son prénom. Bien sûr, ça me démange par moment mais je sais que tout rentrera dans l'ordre dès que nous aurons un peu plus d'intimité.
L'instant où nous avons pu nous rendre dans ma chambre, nous a soulagé.
Comme souvent, ma première réaction est de me mettre dans la position d'attente et Maître s'empresse de me retirer mon collier usual pour le remplacer par le collier officiel. Il ajoute souvent un petit "c'est beaucoup mieux comme ça, non ?"
Ma deuxième réaction est de poser ma tête contre l'une de ses cuisses, quand il s'assoit au bord du lit et m'invite à me rapprocher de lui. Il profite aussi de ce moment plus calme, plus doux, pour me passer la main dans mes cheveux (il adore ça). C'est quand sa main se transforme en poigne pour me tirer les cheveux en arrière que je devine que le désir est très intense, qu'il compte tenir pour tenter de me faire patienter un peu mais qu'il en meurt d'envie de son côté...
Maître s'adapte au contexte que nous ne soyons pas complétement seuls et m'ordonne de monter au lit.... La première "séance" commence....
Le manque est tellement intense, entendre son brin de voix maîtrisé et son souffle entre chaque ordre, me fait beaucoup d'effets... J'ai une envie folle qu'il me prenne de suite mais il va falloir attendre encore un peu... Il joue avec ma patience.
Concrètement, ça n'a pas été si long que ça mais dans le contexte, ça m'a paru une éternité.
Après une "séance", Maître aime beaucoup me prendre dans ses bras, ma tete contre son torse, une de mes jambes sur l'une de ses cuisses, l'une de ses mains me caressant les cheveux et l'autre me caressant l'avant bras pendant que mes doigts l'effleure de son cou au nombril, comme une danseuse classique qui valse sur un parquet...
Maître me félicite d'avoir été très obéissante. Je le remercie mais le côté brat n'est pas très loin : blasée par l'attente précédente afin d'avoir "son feu vert" pour pouvoir me lâcher.
Je me retiens... J'ai comme une petite voix qui me dit "non non, craques pas, il vient de te féliciter, tu vas le decevoir de devoir te reprendre !". A force de me retenir, c'est plus fort que moi : je ne peux pas m'empecher de le taquiner et vu que Maître ne me stoppe pas, je ne me rends pas compte que j'ai franchi la ligne de la provocation.
Lorsque nous avions échangés sur le thème de la frustration qui peut aller jusqu'à l'interdiction de jouir, j'ai rappelé à Maître que suite à nos conversations, je savais que je n'avais aucune crainte à ce sujet.
Prenant compte qu'on ne peut pas se voir autant qu'on le voudrait et que le temps nous ait compté, sans oubli le plaisir qu'il a de me laisser et m'entendre jouir, m'interdire de jouir en réel ne faisait pas partie de ses visions des choses. Bien entendu, c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd...
Sauf qu'il y avait un élément que je n'avais pas pris en considération au moment où le côté brat a fait surface : Maître m'a confirmé qu'il avait bien tenu ses propros en effet et le pensait toujours mais qu'il fallait aussi prendre d'autres contextes en compte. Il m'a rappelé que contrairement à d'habitude, exceptionnellement, on passait la nuit ensemble plus la journée du lendemain. Il est revenu aussi que le suivi a évolué et que ses envies et besoins ont aussi évolués.... Accumulant tout cela, rien ne l'empêchait de jouer avec ma frustration jusqu'à l'interdiction de jouir.
Oui mais non.... Euh... Oups, le côté brat a bien refait surface et avec la mauvaise foi en prime.
A ma grande surprise, il a osé !!??
Maître n'a pas tardé à faire le nécessaire pour que la brat retourne en vacances pour laisser placer à l'obéissance et la docilité.
Tout en répondant à ma provocation qui pointait le bout de son nez, sans me mettre en garde, en même temps Maître me refaisant montée en puissance. L'excitation n'a pas eu le temps de totalement redescendre : il m'a fait remonté illico presto.
Retour des montagnes russes : il fallait que je me concentre pour ne pas me lâcher sans son autorisation tout en veillant à bien répondre à ses interrogations et ses suppositions, voir quelques rappels. Ca parait simple en pleine excitation, avec l'envie de se faire prendre à nouveau, c'est plus compliqué qu'il en a l'air.
Je ne tenais plus : je n'avais plus le choix que de demander l'autorisation de jouir... C'est à ce moment là, que le plus naturellement, Maître m'essuie un refus d'un simple "Non !". Mes yeux se sont rouverts spontanément : il a bien vu mon air choqué. Il n'a pas pu s'empêcher d'avoir son petit sourire des coins des lèvres... Son petit sourire sadique (celui qui ne me rend pas indifférente et à la fois me rappelle aussi ma place).
J'étais à la limite de le supplier de ne pas me laisser ainsi avant de s'endormir... J'aurais trop du mal à trouver le sommeil et faire abstraction à mon désir.
Là, j'ai pris conscience que je ne mettais pas rendu compte que j'avais poussé jusqu'à la provocation en étant sûre de moi que je ne risquais rien. J'ai pris conscience qu'en effet, j'avais oublié "l'avantage" qu'il pouvait avoir de passer une nuit ensemble avec le lendemain y compris.
La phrase "Oh que si tu vas tenir et sans te toucher, jusqu'à demain matin et jusqu'à nouvel ordre !" a clos le sujet. Il n'y avait plus de "négociations" possibles sans conséquence.
Avant de se souhaiter bonne nuit, l'un contre l'autre, Maître me rappela une dernière fois, que suite à mon comportement de brat, d'avoir manqué de docilité, j'allais devoir porter les boules lors de notre sortie prévue le lendemain matin.
Mais non.... Pas ça !!! Euh, ben si !
Plus qu'à tenir : il ne fait pas céder à la tentation (encore plus difficile en ayant Maître à mes côtés), il va falloir que je reste en place pour le satisfaire.
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