Découverte de son côté sadique... Et s'il y prenait goût ?

Je sais que Maître est en télétravail aujourd'hui. Il est pas mal tendu et les 48h du pari sont terminées depuis une bonne semaine... 
Depuis ces fameuses 48h, la tolérance de Maître a évolué : pas forcément dans le sens qui m'arrange. Bon d'accord, dans le sens qui l'arrange et qui me rend pas indifférente. 
J'aime tant ressentir son contrôle et me sentir toute à lui, rien qu'à lui... 

La matinée s'est plutôt bien passée : il a l'air d'avoir relâché un peu la pression, il a l'air plus détendu. 
En même temps, ce n'est que le début de la matinée et il est vrai que ça soit pour lui ou pour moi, c'est toujours agréable de pouvoir s'entendre. 
La période de confinement est assez difficile moralement mais il faut tenir et regarder devant.

Comme je le fais depuis le début du confinement, je passe  la première partie de la journée à faire le mode "instit". Certains parents se déchargent en prétextant que tout ce qui est "école" est uniquement à la charge de l'éducation nationale mais ils oublient que dans éducation nationale, il y a le mot "éducation" et logiquement qui apprend l'éducation, qui a le rôle d'éducation : le parent ou  l'instit ? Le parent, bien sûr ! Veiller à ce que l'enfant puisse avoir une bonne éducation scolaire fait autant partie des responsabilités d'un parent que le reste de l'éducation... 
Le début d'après-midi est propice à un peu de repos : autant pour l'enfant que pour moi-même. Maître le sait bien : il profite souvent de ce petit moment pour m'accorder un peu plus de temps. 

L'heure de la sieste arrive... 
Je me mets en position, au pied du lit et j'envoie la demande d'autorisation de pouvoir me poser dessus. Le retour est rapide : j'ai son accord (c'est rare que je ne l'ai pas).
Je câle l'oreiller contre le traversin, m'enfile sous la couette, sur le dos, bien détendue. Nous échangeons quelques sms. Je sais qu'il a un point téléphonique donc je veille à l'heure pour éviter de le déranger. 
Maître sait que de temps en temps, il m'arrive de visualiser des vidéos de "séances BDSM". Pour compenser (meme si c'est pas le cas), je me suis surprise, à en consulter en peu plus que la moyenne pendant le confinement. Il s'en est rendu compte et en a pris note... 
Quelques minutes avant qu'il soit à nouveau indisponible, je demande l'autorisation de regarder une vidéo : il me l'accorde. 

Au milieu de la vidéo, au moment où je m'y attends le moins, Maître m'ordonne de mettre l'oeuf avec interdiction de bouger mais en continuant de regarder la vidéo comme si de rien était. Ouhlà... Là, ça se complique ! En plus, je ne peux pas broncher : trop la crainte de la sanction et quelle soit doublée. Je m'applique au mieux possible. 
Bien entendu que je meurs d'envie d'onduler mon bassin et de me caresser... mais bien entendu que je ne peux pas. Je ne peux pas m'empêcher de plisser les yeux de temps à autre, voir de me mordre la lèvre inférieure. Il faut que je tienne. 
Je n'ai plus de notion du temps... Cela me parait une éternité. Les vibrations me paraissent beaucoup plus fortes qu'habituellement. Est-ce le cas ou ais-je cette sensation juste avec la privation de mouvoir à ma guise ? 
Un moment de répit : les vibrations ont cessés. Je vais pouvoir souffler à nouveau. Reprendre ma respiration et un peu mes esprits. Je préférerais tellement que Maître soit à mes côtés physiquement (il faut bien s'adapter au mieux possible). Cela ne dure que quelques instants : Maître prend de me nouvelles par sms (même s'il est toujours indisponible professionnellement) et relance un autre modèle de vibrations. A tout hasard, je demande si je peux bouger : pour une fois, j'ai un réponse négative. J'en suis surprise mais j'obéis sans tarder. Machinalement, je me remords le bord de la lèvre et tente de me concentrer sur mes respirations pour rester le plus discrète possible : je ne suis pas seule et il ne faudrait pas que je me fasse surprendre. 

La vidéo est terminée. Je suppose qu'il faut que j'en relance une tant qu'il est en réunion téléphonique. Je demande l'autorisation de regarder une nouvelle vidéo. La réponse ne tarde pas et est positive. Je ne peux m'empêcher de penser que pour le coup, ça m'aurait arranger qu'il me le défende. Un autre sms suit et là, j'ai l'impression d'halluciner : il m'ordonne de me mettre une pince sur mes lèvres intimes. Précédemment, il m'avait ordonné de m'en munir donc oui, j'en ai à proximité. 
Je reviens pas : il ose m'ordonner de me mettre moi-même la pince !!?? Sait-il que c'est encore plus humiliant pour moi de devoir me la mettre seule ? Je choisis une pince à linge en bois, je prends un longue inspiration (ce qui est compliqué pendant les vibrations de l'oeuf ), je maintiens la tige qui se place contre mon clitoris, je rejoins, comme je le peux, mes deux lèvres que je lie par la pince. 
Je sens très bien le pincement... Il est assez intense. les vibrations qui perdurent le long de mes lèvres, accentuent la sensation du pincement. La douleur naît. Je ferme les yeux et me mords les lèvres pour tenir le coup. Il m'est très difficile de suivre complètement la vidéo mais je poursuis au mieux possible. 
Comme si ça me paraissait pas assez long, il faut qu'il corse la situation ! Impossible de laisser place au côté brat ou à la mauvaise foi : c'est pas le moment. Je le maudis : foutu pari !! 
La douleur est de plus en plus intense mais je tiens. L'adrénaline est bien présente aussi. Il faut que je tienne, je ne peux pas le décevoir. 
Quand il m'autorise à enlever la pince, une fois l'oeuf arrêté, je reprends ma respiration à nouveau, au tant que mes esprits. Psychologiquement, je suis loin, très loin. Je mets deux secondes à réaliser qu'il m'ordonne de la retirer. Je sens mes lèvres qui chauffent, limite brûlantes de douleurs, d'envie, de désir. 
J'ai une forte envie de rabbit pour pouvoir me soulager mais il n'en est rien. Je rêve où il a osé me frustrer totalement en m'excitant comme une dingue et m'interdisant de jouir ?? 
Non, je ne rêve pas... C'est une grande première ! J'en suis très étonnée, limite choquée : lui qui m'avait toujours dit qu'il n'arriverait pas à me l'interdire appréciant trop me voir et m'entendre me lâcher. Il faut croire que son côté sadisme a pris le dessus à ce moment là. 
Bien entendu pas que son sadisme. Cela lui a permis de garder totalement le contrôle, même à distance, cela lui a permis de me tester à nouveau, de pousser encore pour voir jusqu'où je pouvais tenir. Il sait que j'ai pu avoir une éducation précédente assez stricte.

En tout et pour tout, cela a duré environ une heure trente mais ça m'a paru beaucoup plus long... Des heures... 
 
On sait qu'on va pas pouvoir se revoir jusqu'à nouvel ordre (du gouvernement) mais là, il m'a surprise en réussissant à s'adapter en mêlant contraintes professionnelles le concernant et contraintes personnelles me concernant.
On a beau faire, le ressenti du confinement fait dupliquer le manque du réel, qu'on le veuille ou pas. 
J'aurais pas pensé que Maître ose être autant sadique à distance et encore moins qu'il y prenne plaisir. Apparemment, il faut croire que c'est le bien le cas. Il a aussi découvert que je pouvais aussi résister d'avantage à la douleur. Il l'avait déjà découvert auparavant avec certains accessoires pour donner la fessée mais là, c'est une autre forme de douleur et une autre intensité. Il le sait, il en a conscience.

Il a pu me rappeler qu'au début de notre relation, j'ai pu lui faire part que notre première fois "ça aller.. c'était plus soft...". Là, il est sûr que le côté soft s'envole au fur et à mesure. Sans compter qu'il y a des chances que cela se poursuit, revienne puisqu'il a pu se rendre compte que ça me fait beaucoup d'effets et couple double, en dehors de ce foutu pari, ça me rend deux fois plus obéissante.

Et s'il y prenait goût ?? 






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