Un degré supplémentaire

J'ai beaucoup de mal à choisir ma tenue avant d'emmener le petit à l'école. J'hésite beaucoup entre une robe ou une jupe. Pas le temps de vasciller entre l'un et l'autre, j'opte pour un pantalon et j'aviserais plus tard. Il faut juste que je sois prête avant "son" arrivée.

En rentrant, il me reste environ une bonne demie heure pour finaliser quelques rangements, prendre ma douche et m'apprêter. Je ne compte même plus les vas et viens mais j'ai dû au moins faire cinq mètres à moi toute seule en dix minutes. 
Il me reste environ cinq bonnes minutes avant qu'il arrive. Vite, vite, il faut que je me décide sur le choix de ma tenue ! Je finis par choisir un haut noir moulant, avec fermeture qui permet d'ajuster le décolleté, une mini jupe volante à plis (que je porte uniquement chez moi pour raison de discrétion).

Maître est arrivée par surprise : j'avais oublié de refermer la porte à clés et je ne l'ai pas entendu sonner. Je me stoppe en pleine action pour le saluer. A peine approchée, Maître m'embrasse langoureusement. Spontanément, je lui propose un café. Je connaissais déjà la réponse donc j'avais anticipé : il venait d'être prêt. Venant de boire le mien entre deux tâches, je n'ai même pas pensé à un prendre un pour l'accompagner. 

Le café terminé, c'est en position d'attente, devant ma porte que j'attends le retour de Maître. Il revient avec le collier. Le nouveau collier... Celui qui me fait traduire que Maître est d'humeur exigeante. C'est vrai, j'ai quelques punitions en attente. 
Je m'attends à ce qu'il m'ordonne d'aller dans la chambre. Erreur : je me retrouve à genoux, bras tendus, maintenant le haut de mon muret comptoir qui distingue ma cuisine ouverte et mon salon. Il faut dire qu'il apprécie fortement ce petit comptoir.


Je n'avais pas osé regardé correctement mais j'avais bien aperçu qu'il n'était pas venu uniquement avec le collier. Je vais vite le savoir. De plus, je devrais deviner puisque cela fait partie de mon cahier de punitions... Il est vrai qu'entre le moment où ont été imposés les punitions et mon excitation, ma mémoire me fait défaut...
Mes souvenirs sont très vite rafraîchis (du moins, c'est ce que je pensais). Avant de commencer, Maître m'interroge sur les dernières sanctions données reportées à aujourd'hui. J'ai parlé uniquement que du martinet (j'ai oublié le paddle et la cravache). Il décide de doubler... 

Les premiers dix coups de paddle tombent. Je sers les dents surtout que les coups ne sont pas équilibrés sur chaque fesse. Il faut une pause et en profite pour me remettre en place oralement. Il faut que je me concentre, je ne bronche pas. Le mode brat a pris quelques vacances. Les dix prochains coups, un peu plus intenses, cinglent bien à nouveau. Mon postérieur commencent à bien rougir : sa main droite le parcourt pendant que sa main gauche change d'accessoire. Je reprends mon souffle et j'entends 'Tu ne bouges pas !".
Ma peau a eu le temps de se reposer et j'ai eu le temps de reprendre mes esprits.


Je tiens la pose au mieux que je le peux. La deuxième vague arrive : les dix premiers coups de martinet arrivent presque succinctement (idem, de façon inégale pour le compte de chaque fesse). Je ressens bien que le coup de poignet est un peu plus maîtrisés : les lianes cinglent d'avantage que les autres fois. J'en arrive même à sursauter. Il m'ordonne ne plus bouger et il continue avec la deuxième vague. 




Je sers à nouveau les dents et je reprends mon souffle. Mon postérieur est bien chauffé... Ca faisait longtemps que j'avais pas ressenti cette vague de chaleur sur cette partie de mon corps. Maître ne cesse de me regarder. Il observe la couleur changeante de mes fesses. Il regarde aussi les quelques marques laissés ici ou là. 
Je complexe tellement sur mon corps que je suis pas à l'aise mais je ressens son regard plus de fierté. Je me suis pas trompée : il me félicite. J'entends bien à sa voix qu'il n'est pas rassuré. Même si je suis pas à l'aise avec son regard sur moi, je lui confirme que depuis ma prise en main, les coups étaient plus intenses, plus que d'habitude. Il me caresse légèrement les lèvres intimes et constate que j'y suis pas du tout indifférente. Il ne perd pas de temps pour me faire comprendre de me diriger vers la chambre. Il m'accompagne en restant à mes côtés. Pour cette fois, il n'a pas pris la laisse.

Comme d'habitude, arrivée dans la chambre, je me mets en position d'attente. Maître prépare, parmi ce qu'il y a d'exposé, les accessoires dont il a envie et besoin. Je constate que je garde le même collier. 
Il s’assoit au bord du lit et m'invite à me reprocher. J'ai une envie folle de l'avoir en bouche et ça se voit. J'en ai tellement envie que j'en oublie de demander l'autorisation avant d'approcher mes lèvres sur son gland. Il se retire, tellement excitée, je comprends pas la raison. Je vais vite avoir un rappel à l'ordre... 

Il ne se fait pas attendre. La fellation terminée, il m'ordonne de me mettre à quatre pattes , au bord du lit. J'exécute immédiatement. Mon bassin ondule tout seul, le temps qu'il enfile le préservatif. J'entends juste "Qui t'as autorisé à bouger ma Shadesse ??". Oups, c'était plus fort que moi. Je reste immobile au mieux que je peux. 
Vu mon état d'excitation, la pénétration est une grande facilité. Il contrôle ma position, mes mouvements, mon excitation, mes envies... Je suis toute à lui. C'est même le moment où je suis le plus docile, j'avoue. 
Apparemment, il faut croire que malgré mon impatiente, je suis plus endurante que lui (sourires).

Je me repositionne à la perpendiculaire et il m'accorde de me poser. Je ne mets pas longtemps à m'allonger de tout mon long et me blottir contre mon oreiller. Il me rejoins après avoir rangé un peu et me prend tendrement dans ses bras. 
On souffle tout deux, mutuellement dans les bras. Une fois bien posés, nous discutons un peu. Il me confie qu'il prend goût à me marquer et à mon endurance des coups qu'il m'a imposé en punition. Pour lui, il pense que je peux tolérer encore un peu plus. 

Il ressent que je suis encore en forme et décide d'en profiter. Au moment où je m'y attends le moins, il vient sur moi. J'ai très envie de lui, très envie qu'il me désire au plus au point et je reste totalement à sa disposition. 
Il joue avec les membres de mon corps, tant pour me caresser que pour m'exciter. J'ai envie de bouger mais mon côté brat n'a pas envie de demander. J'attends de ne plus tenir pour demander l'autorisation. Malheureusement pour moi c'est un refus. Je vais devoir prendre sur moi et tenir jusqu'à son feu vert. 
Entre les préliminaires et la pénétration, le temps me paraît une éternité ! J'ai tellement envie de le sentir en moi, de voir ses yeux qui pétillent...

Le souffle court, il me reprend dans ses bras. L'heure tourne. C'est bientôt l'heure du repas : je n'ai aucune envie de bouger. On est si bien dans cette phase de douceur et tendresse. Quand Maître me rappelle l'heure, je sais très bien qu'il va falloir que je me motive à trouver le courage de me lever. Je me prépare psychologiquement au rituel du repas : le port des boules. 
Au moment où je me conditionne, Maître me rappelle qu'il va déroger ce rituel. C'est vrai qu'il m'en avait touché quelques mots dans nos échanges précédents mais je pensais pas qu'il était sérieux. 
Avant que je me prépare et m'habille, il me munit des bracelets de cuir, ceux aux poignets et aux chevilles. En une seconde, mon sourire s'évanouit. Une fois prête, il me lie les petits anneaux des bracelets de poignets. Je serre les dents mais je le maudits un peu : ça me saoule déjà de devoir préparer le repas en étant libre de mes mouvements mais là, ça me gave d'avantage. Je sais d'avance que je vais perdre du temps : c'est pas comme si le temps était compté quand on a l'occasion de de pouvoir se voir en réel ! 
Vu son sourire en me regardant pendant que je mange, il faut croire qu'il apprécie. Je continue à serrer les dents et j'ai très hâte que le repas se termine. 
Bien entendu, menottée ou pas, j'échappe  pas au rituel du café.

Une fois en position d'attente dans la chambre, j'ai très envie de l'avoir à nouveau en bouche. Je me concentre au mieux possible et je reste en place. Je m'attendais à patienter plus longuement : il m'ordonne de me monter sur le lit et de me mettre sur le dos. Je m'empresse d'obéir. 
Je vois déjà ses yeux qui en disent long lorsqu'il se dirige vers le sac de sport où se trouve tout les accessoires et faire le contour du lit. Il me détache les poignets mais me laisse les bracelets. Il m'ordonne de bien écarter les jambes. Je le vois venir... 
Je m'exécute mais d'humeur joueuse, je résiste pas à la tentation de faire exprès de bouger légèrement mes jambes et de le provoquer oralement gentiment.
Il prend le temps de m'attacher en étoile, à chaque extrémité du tour de lit. Il sait très bien, qu'ainsi, j'ai beaucoup plus de mal à résister et je suis totalement à sa mercie. 
Il commence à caresser délicatement : ses mains se promènent comme une plume qui tombe du ciel. Ma respiration s'accélère. J'ai envie de lui, là maintenant, tout de suite ! Je sais très bien qu'il va falloir encore patienter pour ça. Sa langue arrive à mon Mont de Vénus et s'enivre langoureusement à l'intérieur des lèvres. Une vague de chaleur m'envahit, mon corps se ondule malgré moi, je ferme les yeux et me laisse emporter. Mes membres se crispent de désirs. 
C'est à ce même moment qu'il décide de se relever et refait le tour du lit à ma gauche. Je vois bien qu'il cherche. Mes pensées étaient totalement déconnectées, je me demande ce qu'il cherche soudainement. J'ose lui demander : il me répond qu'il souhaite le bâillon boule noir. Un petit "svp pas ça... !" s'échappe. Il sourit tout en me recadrant. Avec mes indications, il le trouve. Je trouve qu'il est un peu plus serré que les autres fois mais c'est supportable. Il s'empresse de se remettre entre mes jambes, ses mains câlées sur le côté de chacune de mes fesses et sa langue retourne me donner cette chaleur qui me tend et m'évade à nouveau. 
Mon corps est bien là mais mes pensées survolent... Je me laisse porter. Je suis toute à lui. C'est long, c'est chaud... c'est booooon... 
Lorsque je le sens s'arrêter et se relever, je pense fortement qu'il va m'enlever ce qui m'entrave la bouche. Faux espoir : il n'en fait rien hormis chercher un préservatif. Il me laisse ainsi, me pénétrant sans attendre. Le plaisir et le désir sont très intenses. Il me fait patienter, se délectant de mes expressions, bâillonnée et attachée, avant de m'autoriser à jouir, sans me retirer quoi que ce soit...

Nous sommes tout deux exténués, vidés mais aux anges... Il m'enlève le bâillon et me détache. Je suis tellement loin et bien que j'ai besoin de quelques minutes pour reprendre mes esprits. C'est seulement après que Maître s'installe à mes côtés et m'enlace à nouveau.
Nous savons que le temps passe à une vitesse folle. Maître jette un oeil sur son téléphone et se laisse quelques instants, avec ma tête contre son flanc, me dandinant légèrement, avant d'aller prendre sa douche. 
Maître me laisse en attente pendant ce temps. Je ne cesse de penser que j'aimerais beaucoup pouvoir ralentir le temps par moment. Ca passe trop vite. Je réalise que j'ai de la chance de ne pas être en attente avec le rabbit. Ca passe trop vite, quand-même. 
Je sais surtout que je vais avoir peu de temps pour totalement redescendre, tant physiquement que psychologiquement... Dès le départ de Maître, il faut que je cours à mon tour à la douche, avant de repasser en mode Maman pour aller chercher le petit à l'école et l'emmener à son rendez-vous médical hebdomadaire.... 





Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le yoyo de l'excitation

Et c'est le temps qui court...

Mon préambule