Trève de Noël
Je savais que mes semaines avant mes vacances allaient être chargées et je m'y étais préparée psychologiquement mais autant, non, je pensais pas.
Je commençais déjà à bien fatiguer avant cette zone de turbulence mais là ça n'a rien arrangé.
Bien entendu, dans ce coup de temps là, Maître est le seul à arriver à me canaliser et m'apaiser.
Entre les grèves, angine et épidémie de gastro... On peut dire que j'ai été gâté.
A vrai dire, c'était pas sûr que je parte quelques jours en vacances.
Ce n'était pas prévu mais j'ai pu faire une sortie entre amies, juste après le travail, le premier samedi soir de mes vacances.
J'étais pas encore tout à fait en état à 100%, je restais sur mes gardes (merci les médocs, même si j'aime pas ça pour autant) mais qu'est-ce que que ça fait du bien de pouvoir évacuer, se laisser aller, profiter sans rien se soucier.
Quand je sors ainsi, il est difficile de pouvoir suivre totalement les consignes quotidiennes de Maître. De ce fait, certaines sont mises entre parenthèses le temps de la sortie. C'est la même chose quand je peux partir quelques jours en vacances et que Maître s'absente aussi de son côté.
Ce qui fut le cas pour la période de Noël : nous sommes partis, quelques jours, chez notre famille respective (je rappelle que Maître et moi, nous ne vivons pas ensemble et que nous avons tout deux notre vie vanille en parallèle du suivi).
Alors oui, mon petit côté brat fait que je peux apprécier d'avoir certaines libertés plus que d'habitude et oui, je l'assume, j'en profite un peu.
J'en profite oui mais uniquement sur le court terme. A un moment, le manque commence à se ressentir et j'ai le ressenti de manquer d'être "à ma place". Que je le veuille ou pas, c'est plus fort que moi.
C'est compliqué de pouvoir appliquer certaines consignes quand on partage la chambre à coucher... ou quand on essaie d'en appliquer au maximum et quand on veut le faire, on est jamais seule.
Je suis partie que 4 jours. J'ai pu profité de ma famille que je vois ponctuellement et ce fut des moments auxquels j'attache beaucoup d'importance mais par rapport à mon statut de soumise envers Maître, ça m'a paru une éternité.
Pour pouvoir tenir, je me disais que de toutes façons, lui aussi était très occupé de son côté et donc qu'il aurait pas pu profité comme il l'aurait préféré aussi. .
Pouvoir rentrer, me sentir à nouveau chez moi et surtout me dire que je vais pouvoir être à nouveau aux pieds de Maître, même à distance, psychologiquement, ça fait un bien fou !!
Je peux souvent pester intérieurement ou pas quand j'applique certaines consignes quotidiennes mais je sais aussi que j'en ai besoin.
Le manque d'application sur plusieurs jours d'affilés me le rappelle quand j'ai tendance à oublier, envahie par le quotidien.
Petit aparté : sans connaître la nature de ma relation, juste en connaissant son existence, j'adore quand mon père me sort, dans un moment rien qu'entre lui et moi "Je sais pas ce qu'il te fait ton "M" mais vu ton sourire, il te le rend bien !"
Juste une petite phrase, Papa a tout résumé en quelque sorte.

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