"Maudites" réunions
Cette journée devait être a priori, assez calme.
De mon côté, étant gréviste et malheureusement ne pouvait pas aller aux manifestations, j'avais alors prévu d'avancer, de manière plus soutenue que lorsque je travaille, sur mes tâches ménagères quotidiennes. Non non, je suis pas du tout maniaque, ni ordonnée (... ironie...) [...]
Cela allait m'occuper l'esprit pendant la journée chargée de Maître par exemple. Sans oublier, que suite à quelques turbulences côté privé, oui j'ai besoin de me changer les idées.
Rien de tel qu'un peu de ménage pendant que le ptit est à l'école (et oui, cause de grève, le grand avait pas beaucoup de cours).
J'oublie pas non plus, la dernière conversation avec Maître, au sujet des tâches ménagères et je profite, psychologiquement parlant, de pouvoir les faire totalement libre. Oui oui, Maître aurait des envies, de temps en temps, de "me compliquer" l'application des tâches ménagères. Euh... oui mais non...
L'idée ne m'enchante guère et soudainement, je me dis que j'ai pas assez profité avant pour le coup... Même si je ferais tout pour y échapper, je sais que je ne pourrais pas y couper à un moment ou à un autre.
Du côté de Maître, il était de bonne humeur pour commencer la journée, suite à une nuit plus paisible et ayant pu m'avoir au téléphone avant d'arriver sur son lieu de travail.
Je croise les doigts pour que cela dure mais j'ai un pressentiment qui me met un doute...
Paraît-il que les femmes ont un 6è sens...
Étonnement, Maître reste plus facilement joignable (par sms), au cours de la matinée. Je sais que lorsqu'on a cette chance, cela fait du bien à Maître et d'autant plus quand je suis plus facilement disponible.
Je m'octroie quelques pauses entre deux tâches ménagères. Paradoxalement, je m'active mais je prends mon temps à la fois.
J'en profite pour donner signe de vie à une connaissance, sur mon Facebook Ds. On prend le temps de se faire une webcam, vite fait, histoire de rattraper le temps perdu et de s'échanger les nouvelles mutuelles.
Au milieu de la conversation, je reçois une notification sur mon portable : une autre connaissance me fait signe qu'elle est présente sur le tchat. Je suis connectée mais j'ai pas entendu la signalisation.
C'est parti : je participe à deux conversations à la fois ; une part écrit et l'autre orale, une version BDSM et l'autre plutôt vanille dans l'ensemble. La discussion sur le tchat tourne sur le fait de profiter de faire des tâches ménagères sans contrainte ou le moins possible (oh tiens, j'en suis en plein dedans hihiihii). La nouvelle venue de ces derniers jours partage aussi qu'elle doit rédiger un article pour leur site/blog (on est en phase sans même le vouloir).
A l'heure de la pause-déjeuner, Maître me confirme que son jour de congés pour vendredi (jour vaqué pour moi parce que je travaille samedi) a été refusé et me résume la raison.
Le motif le rend de mauvaise humeur parce que ça signifie qu'il va avoir une charge de travail importante juste avant ses congés hivernales et bien entendu parce que ça lui tenait à cœur de tenter de se voir avant l'année prochaine. De plus, c'est pas comme s'il sortait de trois semaines professionnelles intenses, à faire des heures supplémentaires à gogo pour arriver à ses objectifs dans les meilleurs délais.
Il n'a pas besoin de s'étendre pour que je ressente qu'il est irrité, juste quelques mots suffisent.
Comme à mon habitude, pour le distraire, je le taquine un peu tout en faisant le maximum pour "rester à ma place". Autant dire, qu'avec mon côté taquin, c'est un exercice très difficile et j'ai conscience de jouer avec le feu... Surtout depuis que Maître a resserré la vis.
De façon ironique, dans ces moments là, je lui demande souvent si je déclenche le mode "punshing-ball". C'est un petit code entre nous, pour lui faire comprendre, gentiment, que je suis là aussi dans les moments un peu plus difficiles, que je reste à sa disposition quoiqu'il en soit et que je veillerais à mettre en pause mon côté brat.
Maître a l'air occupé, j'ai bien avancé dans mon linge, j'en profite pour me lancer dans la rédaction de mon dernier article. Je sais que ça fait un moment que j'ai rien mis et il serait préférable que je saisisse ce temps calme et libre pour cela.
Voulant faire la surprise à Maître, je ne lui parle pas de ma prévision de la rédaction et je reste sur la continuité de mon ménage (ce qui n'est pas faux non plus puisque j'ai pas totalement terminé... j'ai encore une machine qui tourne à ce même moment).
Bien entendu, quitte à être sur le pc, je profite de ce temps libre pour me connecter sur le tchat où je suis administratrice et faire un petit coucou "au chef" (s'il lit cet article, je vois d'avance sa mâchoire se crisper et puis sourire... ;) ) par la même occasion. Je me doute bien qu'en semaine, en pleine journée, ça sera extrêmement calme.
C'est calme en effet. J'en profite pour ouvrir "Blogger" et "Nouvel article".
A ce même moment, Maître réagit un peu à mon côté taquin précédent et m'ordonne de devoir porter les boules de geisha le temps de sa réunion qui va commencer d'ici une dizaine de minutes. Le temps prévue pour cette dernière : une heure. Une heure de boule de geisha ?? Sans pouvoir me caresser, ni me toucher ?? En pleine période d'ovulation ?? Sans savoir si je vais pouvoir me soulager après ou pas : psychologiquement, c'est un enfer !!
Je cherche même pas à comprendre, je ne joue pas les rebelles. Je bougonne à l'intérieur bien sûr parce que ça m'arrange pas du tout d'être toute excitée pendant mes tâches ménagères et encore moins pendant la rédaction de l'article. Bien entendu, je prie pour que ça se termine pas en "journée frustration totale".
Bien entendu, je limite mes déplacements au maximum. Ça me demande une certaine organisation psychologique subitement. Je tente de me positionner le plus confortablement à mon bureau afin de taper quelques lignes. La concentration est difficile. Même assise, je sens les boules s'entrechoquer ici ou là et surtout mon humidité qui est grandissante.
Je me mords la lèvre et je suis repartie à me concentrer.
Quelques instants plus tard, la nouvelle venue du tchat, revient faire un ptit coucou, pareil, entre deux tâches ménagères. Je refais une mini pause du blog et la discussion se poursuit. Elle ne le sait pas mais pour le coup, pas de la même manière mais nous sommes toutes deux avec des contraintes pour pouvoir faire notre ménage (et y'a forte chance qu'on soit dans le même état... hihihi). Je me sens moins seule d'un coup et ça m'encourage à poursuivre sans râler, du moins, sans aucune remarque à Maître pendant son indisponibilité.
La pause tchat fut de courte durée : je me réactive en relisant les quelques lignes que j'avais commencé. J'arrive à continuer. Ca vient spontanément paradoxalement.
Je vérifie la fréquence du tchat, en jetant un œil par moment, on sait jamais. Je continue la rédaction. Je fais bien d'être bienveillante, un habitué arrive. Je vague de nouveau entre mon blog et le tchat. Je sens que mon tanga est très humide et je suis pas du tout à l'aise. Mais elle dure une éternité cette réunion ??!!
Une heure et quart plus tard, bien concentrée, au moment où je m'y attends le moins, Maître m'appelle. Sans équivoque, son ton est autoritaire et m'ordonne de me diriger dans la chambre, d'être en position d'attente à quatre pattes, d'enlever les boules et de m'introduire le rabbit rose éteint. Il me confie qu'il a quelques minutes de pause avant d'enchaîner avec une seconde réunion. Je comprends de suite que ces quelques minutes vont me paraître plus longues qu'en réalité.
Je m'empresse d'obéir sans même réfléchir. Les boules n'ont aucune difficulté à être retirées et le rabbit s'engouffre naturellement. Je me laisse porter par les ordres de Maître.
Pour commencer, j'ai interdiction de bouger et rabbit en vitesse 2. Machinalement, je "râle" avec un petit "oh n..." (oh non, pas ça...). Maître me coupe de suite avec un "SHADESSE !" très ferme. Je lui présente mes excuses et c'est reparti.
Juste entendre mes râles de plaisir, ma respiration qui monte et descend comme des montagnes russes, Maître joue avec. Il se délecte de m'interdire de bouger, puis de m'autoriser... Je suis très mouillée, lui obéir de vive voix, m'excite doublement. Je suis très très excitée et je prie pour tenir jusqu'à son autorisation. Je suis à deux doigts de lui demander de pouvoir me lâcher, je me sens venir, c'est une question de secondes. Il a dû le ressentir (comme quoi, que rien qu'en entendant mon excitation, il me connaît bien) puisqu'au même moment il m'ordonne de mettre en vitesse 3. Je me dis que je vais pouvoir avoir son aval.
Perdu ! Trois secondes plus tard, il m'ordonne de tout arrêter, d'enlever le rabbit, de remettre les boules (heureusement que j'ai de quoi les nettoyer à proximité), de me rhabiller et de me lever. Je tente de pester légèrement mais impossible...
Perdu ! Trois secondes plus tard, il m'ordonne de tout arrêter, d'enlever le rabbit, de remettre les boules (heureusement que j'ai de quoi les nettoyer à proximité), de me rhabiller et de me lever. Je tente de pester légèrement mais impossible...
Il termine par m'annoncer que je vais devoir les garder jusqu'à la fin de la prochaine réunion et met fin à la communication avec un petit sourire "d'encouragement".
Mais noooooooon !!! Pas ça !!!
C'est sadique de me faire ça !! Bon oui, c'est vrai : Maître peut-être un peu sadique et voir même de plus en plus depuis quelques temps.
Mais nooooooonnnn.... Je suis dégoulinante, mon tanga est dans un état pas possible, je n'ai pas pu jouir et je vais devoir continuer mes activités domestiques, comme si de rien était.
Bien sûr que je suis hyper frustrée ! Bien sûr que même si je l'adore, je le maudis à cet instant ! Maudites réunions !!!! Cependant, en une fraction de seconde, je suis ravie d'être à sa merci.
Une fois mes esprits repris, tout en revenant sur le tchat cinq minutes plus tard (comme si de rien était) et reprenant le cours de conversation avec l'habitué, je lui envoie un sms avec un peu de mauvaise foi. Je lui fais part que je vais m'arranger pour pouvoir décaler certaines tâches. Habituellement, il tolère un peu avec juste un rappel que la mauvaise foi n'a pas lieu d'être. Là, il est en mode "intransigeant" et l'ordre tombe : interdiction de changer mon programme. Aaarrff.... oui mais non... (oui, je profite de râler un peu par écrit, puisque je peux le faire de moins en moins oralement... hihihi).
Je maudis à nouveau ses réunions environ toutes les 5 minutes. Je peux pas m'empêcher d'avoir les yeux rivés sur l'heure sachant que celle-ci est prévue minima une heure également. J'ai un nouveau pressentiment que ça va être plus long ! Rien que d'y penser, ça me fait rager.
J'ose faire part à Maître de mon impatience malgré moi : il me rappelle que cela ne fait même pas une heure mais seulement trente minutes... J'ai tellement envie de me caresser que ça me parait insoutenable. Je me mords les lèvres et je poursuis la rédaction de mon article, au mieux possible, pendant un moment de calme de l'autre côté.
Les aiguilles tournent et les soixante minutes sont amplement dépassées. Pas le choix : Maître a bien dit jusqu'à la fin de sa réunion. Je perds patience et je me mords à nouveau la lèvre !
Je viens, enfin de finir l'article, j'étends une nouvelle machine et je range le linge pliée des machines précédentes. Les boules continuent d'être active dans mon intérieur le plus intime et je maudits à nouveau ses réunions. Je me pose à nouveau devant le tchat, priant que la réunion se termine au plus vite. Une demie heure s'écoule et toujours pas de signe que je pouvais les retirer et me soulager. C'est un enfer ! Entre temps, Maître m'informe qu'il est toujours en réunion...
Vu l'heure, mon grand devrait pas tarder à rentrer du collège : j'estime avoir le temps de faire un aller-retour au bureau de tabac se trouvant à 100 m de chez moi. Je me presse, enfile mes chaussures et mon blouson à grande vitesse. J'ai tendance à marcher vite mais là, j'accélère encore plus le pas pour rentrer au plus vite : hors de question de louper le retour de Maître.
J'arrive devant un rideau de fer baissé avec un écriteau à côté "Fermeture exceptionnelle cet après-midi". Mais non, pas ça !!! Je fais demi-tour : pas le choix, il faut que je me rendes au bureau de tabac à peine plus loin, à 300 m. Je serre les dents comme pas possible. Je jette un coup d'oeil à mon portable : Maître me demande où j'en suis dans mes tâches. Et voilà, ce que je craignais : il est à nouveau disponible mais moi je suis à mi-chemin. Je l'informe de ma mésaventure. Il patiente mon retour au domicile.
A peine le manteau sur le cintre, je jette mes chaussures à l'entrée et tapote pour signaler mon retour. Il s'assure que je dois toujours toute seule dans l'appartement. C'est bien le cas.
Sans pouvoir m'appeler pour cette fois, Maître m'ordonne de me rendre dans la chambre et me remettre à quatre pattes, d'enlever les boules et de remettre le rabbit.
Les oreilles de joujou rose, en vitesse 2, avec interdiction de bouger, pas avant de faire 10 soupirs d'excitation. Je suis tellement dans un état second, à tout point de vue, que ça me prend quelques secondes. J'ai de nouveau l'autorisation de me mouvoir, de pouvoir faire des vas et viens librement, de passer en vitesse 3 et de me lâcher.
Contrairement à l'attente et la frustration, je pars très très vite. Ca dure un court instant mais un instant très très intense. Ma respiration s'accélère, mon souffle est irrégulier et j'ai les jambes qui flageolent. J'ai juste un peu de temps pour me poser, pour tenter de redescendre de mon nuage avant de devoir me relever suite au retour de mon grand.
J'ai le temps de pouvoir prendre une petite douche vite fait avant de devoir récupérer le petit.
Malgré tout, j'ai beaucoup de mal à redescendre complètement, toujours dans mon état second, tant psychologiquement que physiquement. Il va bien falloir que je retrouve mes esprits puisque mon rôle de maman ne va pas tarder à revenir.
Maître arrive à m'appeler dès qu'il a finit sa journée, pendant le trajet de l'aller. Je profite de cet instant comme jamais. Bien entendu, on échange sur les ressentis de chacun pour cette journée si intense. Je lui cache pas que j'ai maudis ses fameuses réunions avant d'avoir eu la chance d'avoir pu jouir.
Je redescends vite sur la terre ferme (et Maître assiste à cela étant en communication téléphonique au même moment) en apprenant, à la garderie, que le petit n'était pas en grande forme. Certes, ils savaient que j'allais pas tardé mais pourquoi ils m'ont pas appelé aussitôt ??!!
Je cherche pas à comprendre, sans même faire un détour chez nous, direction en urgence chez le médecin traitant... Ce n'est que le début d'une soirée et ces prochains jours qui s'annoncent compliqués.
Moi qui avais du mal à reprendre mes esprits, là, je suis redescendue aussi vite en une fraction de seconde : les jambes encore un peu fragile, mon rôle de maman reprend le dessus sans attendre...

Aaaaaaaaaah :D Même si ça a frustré mon côté curieuse sur le tchat, finalement je te remercie de ne pas m'avoir spoilé le contenu de ce super article ! je comprends mieux pourquoi tu avais l'air si tendue ... Sourires...
RépondreSupprimerTu as de la chance, Il t'a autorisé à jouir à la fin ! :p
Puis malgré tout, avoue... t'as aimé sentir ce contrôle, non ? Mouahaha
Bon en espérant que le petit aille mieux et que personne d'autre soit contaminé ! <3