La St Sylvestre - partie I
En regardant ma planification, juste avant mes congés, je m'aperçois que le prochain jour que je ne travaille pas est le 31 décembre.
La bonne nouvelle est qu'avec le jour férié de Nouvel An, ça me fera deux jours consécutifs de repos.
La seconde bonne nouvelle est que ça tombe pendant la semaine où je suis plus facilement "libre" en tant que Maman.
Restant lucide, ma conscience me rappelle qu'il y a forte chance que Maître ne soit pas disponible ce jour là. Il est plus commun de devoir se préparer pour fêter cela entre amis pour la moyenne.
Pour ne pas me faire d'illusion, je me mets en tête que c'est foutu pour pouvoir se voir et qu'on devrait encore patienter courant janvier, en croisant les doigts. Sans grande conviction, uniquement par obéissance, j'envoie un texto à Maître pour l'informer de mon jour OFF. Grande surprise : il m'annonce qu'il pourra se libérer quoiqu'il en soit.
La dizaine de jours d'attente nous a parut une éternité à tout les deux. A mon souvenir, je crois que c'est la première fois qu'on est autant impatient.
Avec beaucoup de chance, Maître a pu se libérer depuis la veille au soir.
A son arrivée, j'étais psychologiquement excitée comme une puce. Bon, d'accord, j'avoue : pas que psychologiquement
Une fois les salutations faites avec mon grand, je propose un café à Maître qu'il accepte avec plaisir (malgré que je ne peux pas appliquer la consigne associée au café, n'étant pas seuls).
Juste avant de se diriger dans la chambre, n'ayant pas pu les imprimer (maudite imprimante !), je m'empresse d'inviter Maître de consulter mes deux documents sur mon Drive de Google : il s'y trouvait ses deux cadeaux personnalisés.
J'appréhendais un peu sa réaction et j'étais gênée de pas pouvoir lui offrir un cadeau physique qu'il puisse déballer comme la coutume le veut bien. A la vue de son petit sourire en coin et son visage qui s'illumine, je comprends qu'il apprécie mes présents (ouf... Je suis soulagée !).
Pas une minute à perdre, on file dans la chambre sans tarder.
Comme d'habitude, une fois la porte fermée, je me mets en position d'attente. Les affaires sont déjà prêtes. Je me doute qu'il y a certains accessoires qui ne vont pas servir pour des raisons de discrétion mais je préfère ne pas changer mes habitudes. De plus, je sais qu'il apprécie mon côté rigoureux. Pour l'occasion, j'ai trouvé un petit ensemble rouge et noir qui devrait lui plaire aussi.
Une fois le coup d’œil de vérification, Maître m'enlève mon collier quotidien pour m'installer le collier officiel.
Il est clément et m'ordonne de m'installer à genoux devant le lit, mains dans le dos.
Il se déplace et place mon cadeau emballé sur la couette.
Il me donne son feu vert spontanément pour que je l'ouvre. J'ignore totalement ce qu'il en retourne. Strictement aucune idée. Une fois le papier enlever, je devine un peu en voyant l'emballage : un paddle noir et violet, un côté en velours et un côté cuir, avec un manche doré. C'est très gentil à lui mais c'est pas le genre de cadeau que je m'attendais : au final, c'est lui qui va le plus profiter du cadeau donc logiquement l'attention lui revient plus que pour moi.
Le deuxième cadeau, à mon sens, est un peu plus mystérieux. Il est plus petit et je vois pas ce que ça peut être de cette taille. Pour sûr, ça tient dans le creux de la main. Je déballe. Maître, voyant ma tête m'explique que ce sont des pinces dites des pinces chinoises. C'est une nouveau pour moi : je ne connaissais pas ce genre de pinces. Je saute pas de joie parce que les pinces à tétons sont pas mon fort mais je cache pas que je les trouve esthétiquement jolies.
Il est tellement impatient que j'échappe à une longue attente. Il ne me fait pas languir, juste de quoi continuer l'excitation. Vu mon état, il est vrai qu'il a pas besoin de "trop se fatiguer" pour ça.
Après m'avoir fait la réflexion que j'ai pu omettre le cahier de punition, il ne se fait prier pour me prendre en levrette.
La situation est un peu frustrante pour nous : je dois rester discrète donc presque silencieuse puisque ma chambre est à côté de celle des enfants et que le grand est présent. Certes, il est occupé de son côté mais quand-même...
Maître me fait patienter un peu avant que je puisse me lâcher ce qui est aussi frustrant mais j'y suis pas indifférente et ça, il l'a bien compris. J'appréhende toujours les positions d'attente mais il n'en fait rien, tant mieux pour moi. Sans rien demander, il m'autorise à me poser confortablement sous la couette et me rejoint pour que je puisse me poser sur son torse, reprendre ma respiration.
Je le ressens posé et apaisé. Ca me rassure et ça me fait un grand bien.
Dans nos échanges, il me confie qu'il apprécie de plus en plus renforcer le contrôle, à tout point de vue. Il aime beaucoup voir ma tête quand j'ignore totalement à quelle sauce je vais être mangée, sans pouvoir broncher.
Ça, je l'avais bien remarqué depuis un petit moment. Je sers les dents pour ne pas râler mais au fond de moi, je suis fière et ravie de pouvoir le satisfaire.
Au moment où je m'y attends le moins, je sens Maître se retourne du côté de "sa table de nuit". Je devine de suite qu'il va prendre les accessoires pour profiter de son cadeau. Il prend plaisir à m'introduire les boules, avec un petit sourire sadique mais bienveillant. Il s'assure que je sois certaine de pouvoir tenir mon propre cadeau : tenir toute la nuit, pleine. Je sais d'avance que même si c'est pas ce que je préfère, oui, ça rentre dans mes capacités (j'en ai connu d'autres : une nuit, ça devrait aller). On continue à discuter mais je suis dans un suspens. Dans ce cadeau, il y avait deux accessoires mais là, j'en ai qu'un. Est-ce un oubli ou une volonté de sa part ? Quelques minutes après, je me permets de lui poser la question. Le plus naturellement, il me répond que oui, il a bien mémorisé le contenu mais que rien empêche qu'il l'utilise à sa guise ou pour plus tard.
Bien joué ! J'avais pas du tout penser à ce genre d'éventualité. Logiquement quand on m'offre un cadeau, je l'utilise pas à moïtié ou six mois plus tard...
J'ai pas envie de dormir, j'ai encore envie de profiter un maximum mais Maître est fatigué (entre ses journées professionnelles intenses et la conduite, ça n'aide pas). Je le suis aussi mais aucune motivation pour fermer les yeux.

Commentaires
Enregistrer un commentaire
Merci de rester correct, poli et respectueux dans vos propos