Premier week-end : seconde partie

Je suis encore toute endormie, finissant ma nuit. 
Sa main se promène sur mon flanc. Je le sens derrière moi, observateur. J'ai dû mal à me réveiller mais j'apprécie ces instants de douceur. 
Sa main descend légèrement vers mon pubis. Encore pas réveillée, il s'amuse avec mon clitoris et mes lèvres. 
Je me retourne sur le dos et me bascule face à lui pour pouvoir me blottir dans ses bras et lui caresser le torse et le haut des cuisses. Il me laisse faire quelques secondes instants tout en continuant de me câliner. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux : je suis bien sur ce petit nuage. 
Ses doigts jouent toujours sous mon vénus : une vague de chaleur m'envahit. 
Je ne tiens plus : il le sait. Il n'arrive pas à jouer plus longtemps. Je me dandine le temps qu'il récupère le préservatif. 
Il est juste au dessus de moi. Je le sens majestueux mais doux à la fois. Il est en forme. J'ai son torse en pleine vue : c'est un pur délice visuellement. Je meurs d'envie de poser mes mains sur ses épaules, la poitrine mais il enlace mes poignets. Mes hanches ondulent au rythme de ses coups de reins. Je me laisse aller naturellement. Je l'entends m'autoriser à me lâcher. Je suis toute à lui...

Il se pose à cheval sur moi et sur le lit. Je ne peux m'empêcher de me blottir dans ses bras le temps de récupérer mon souffle. Sa respiration est aussi accélérée que la mienne. Sa peau est si douce. Il me sert fort mais tendrement. L'une de ses mains atteint ma fesse gauche et il me félicite d'avoir tenu sans même demander l'autorisation. 
Nous discutons de notre nuit paisible, enlacés l'un à l'autre. Je suis bien. Je suis comme dans un cocon et aucune envie d'en sortir. J'en encore envie de lui. J'ai toujours envie de lui. 
Je prends l'initiative instinctivement de commencer à le caresser à nouveau les bourses. Mes doigts sont à l'aise et prennent leur temps. Il me demande si j'ai encore faim. Spontanément, je m'applique pour une longue et douce fellation. 
Je suis toujours avec lui mais paradoxalement je suis loin. Avant même que je m'en rende compte, il me saisit les épaules et je me retrouve à nouveau sur le dos. L'ordre d'écarter les jambes et ne plus bouger tombe. Je tente de me concentrer pour rester le plus immobile possible mais difficile de tenir sous ses coups très langoureux . Je résiste à la folle envie de passer ma main dans ses cheveux. 
J'arrive à m'appliquer sauf mon bassin qui s'ondule à nouveau. Je n'arrive plus à le contrôler. C'est plus fort que moi. Son cunnilingus est puissant. Je ne tiens plus : je me mords la lèvre, mes mains se crispent au drap et les gémissements se succèdent de plus en plus présents. Je le sollicite pour pouvoir me lâcher et à mon grand étonnement il me l'accorde. Les vas et viens de son majeur sont d'avantage en accéléré. J'ai son feu vert et j'en profite. Ma respiration s'accélère. J'ouvre les yeux et je vois de suite son côté bestial. Il m'ordonne de tout stopper quelques instants. Il se protège et avant même que je puisse relever la tête il me saute dessus. Il a ce regard autoritaire, ferme et ses hanches s'activent frénétiquement. Il est rempli de désir de la tête aux pieds. Je le sais, je le sens : c'est fort et intense... Au moment où je pense à son épaule douloureuse, son corps s'écroule à mes côtés, tout essoufflé.  
Je le laisse récupérer, allongée à ses côtés, accolée. On profite de ce moment de tendresse. 

Nous échangeons quelques conversations en restant dans la même position. Je sens qu'il est posé. Il est bien. Il est bien : je suis bien. Je suis redescendue et apaisée. Je suis ravie et fière d'être sa soumise. Je suis consciente de la chance que j'ai. J'ai été toute à lui et je l'ai eu rien que pour moi, toute une nuit et au réveil. Je reste sur mon nuage. 
Il ressent que je m'évade. Il me caresse la poitrine : je devine qu'il a envie de jouer avec mes tétons. Mon instinct ne m'a pas trompé. Je serre les dents. Mes tétons se redressent sans plus attendre. Ils sont sensibles et il continue de jouer avec. J'ai qu'une envie : lui sauter dessus mais je ne peux pas. Il serait déplacé que je prenne cette initiative à ce moment là. Je le sais. 
Ma conscience reprend le dessus et je m'inquiète de l'heure. Je sais qu'il nous reste peu de temps avant de devoir rendre la chambre. Raison de plus pour pouvoir remettre les couverts mais je sais également que les batteries sont pas totalement rechargées de son côté. Il m'évoque qu'il est bientôt temps de prendre la douche. Il sait que je redoute ce moment. Il sait que je préférerais amplement qu'il me saute à nouveau dessus au lieu de subir ce rituel. 

A mon grand regret, je n'y échappe pas. Il se munit du rabbit et m'ordonne de me mettre à quatre pattes sans bouger : bien courbée, la tête légèrement relevée. Je l'aide pour que l'accessoire soit bien en place et me repositionne. Le rituel est lancé : le rabbit est en 2è vitesse. Le tapotement en continu des oreilles du rabbit sur mon clitoris les chauffent très rapidement. Les vas et viens s'intensifient ainsi que mes gémissements. Je m'applique à rester courbée et tête relevée avec beaucoup de difficulté. Je l'entends qui prend sa douche. Je l'imagine sous la douche, l'eau ruisselant sur son corps. Je suis toute excitée mais je dois me retenir. Je ne me peux pas le décevoir. Je n'ai qu'une envie : stopper la "torture" quelques secondes pour que je puisse mieux tenir. Ma respiration s’accélère. Je m'empale de plus en plus sur le faux phallus et mon clitoris me chauffe plus que de raison. Ca me parait une éternité. Il faut que je tienne ! 
Je l'entends qui sort de la douche. Enfin ! Je n'ai qu'une obsession en tête : me lâcher. Il s'approche de moi, me caresse les fesses puis le dos en me rappelant de me courber d'avantage. Je tiens plus. Il le sait et il en joue. Il sent bon le gel douche qui lui va si bien. J'imagine pouvoir toucher sa peau encore plus douce mais je peux rien y faire. Je dois parallèlement me concentrer et attendre son autorisation. Il me signale qu'il voit très bien ma forte excitation. Il me tâtonne les tétons et me donne son feu vert avec l'ordre de passer en vitesse trois. Je me lâche à nouveau sous les oreilles qui martyre mon clito. Il me tient le collier et son autre main est posée sur le bas de ma colonne vertébrale. Mon excitation est au plus haut point : une fois que le plaisir est totalement lâché je suis complètement livide. 
L'attente avec le rabbit ainsi que la concentration après tout ça, c'est le coup de grâce pour mon endurance. 

Maître m'enlève le collier et m'autorise à me diriger à mon tour à la salle de bain, à quatre pattes. Je suis complètement hors service mais il est bon de pouvoir se laisser à apprécier l'eau qui coule le long de mon corps et me savonner. Mes jambes flageolent. Je tente de me saisir afin de poursuivre correctement la douche.
A ma sortie de douche, la pièce est très lumineuse. Maître a ouvert les rideaux, aérer et ranger les affaires. Je suis un peu gênée parce qu'il me semble que logiquement c'est à moi de le faire. Je me positionne à nouveau à genoux et il me remet le collier quotidien. 
Je fais un tour de la chambre pour vérifier de n'avoir rien oublier. Je m'aperçois alors que dehors tout est vêtu de son manteau blanc. Mais non... y'a neigé dans la nuit : pas ça ! 
Tout est prêt : nous pouvons décoller. 

Nous arrivons à nous rendre dans la voiture, sans trop glisser. Il a bien neigé pendant notre sommeil : il y a une couche d'au moins deux à trois centimètres. 
A la sortie de l'hôtel, je suggère à Maître de prolonger un peu en déjeunant ensemble mais je connais d'avance sa réponse. A la vue des routes, sans compter le nombre de kilomètres pour rentrer chez lui, il préfère rester prudent et ainsi rentrer directement après m'avoir déposer chez moi. 
Je sens bien que ce week-end intense s'achève et j'en ai aucune envie ! 
Je l'observe, en gardant une nouvelle envie. Je vois bien qu'il n'est pas à l'aise sur le tapis blanc et je le comprends. Je fais au mieux pour le rassurer mais je n'y parviens pas. C'est en sortant de Dijon que nous nous sommes aperçus que la neige n'est tombée que localement. 
Dès que nous avons franchi mon département, plus rien : plus aucune neige. Une toute petite pluie partielle mais rien de bien méchant. 
C'est en arrivant devant chez moi, prête à descendre pour décharger que Maître m'annonce que finalement, vu que c'était bien dégagé à la sortie de ville, on aurait pu manger ensemble. J'étais déjà frustrée que le week-end privilégié soit déjà terminé : sa remarque a été un coup de massue moralement.... 
C'est pas comme si on savait qu'on allait avoir d'autres week-ends en vues... ! 

Je suis triste et déçue que le week-end soit passé aussi vite même si je m'y attendais et m'y étais préparée mais ce fut génial tout de même. 
C'est toujours un réel plaisir de me sentir bien à ses pieds, de me sentir à ma place, de ressentir ce lâché prise qui avait disparu depuis des années... 



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