Premier week-end : première partie

Après quelques échanges de sms, je comprends de suite, qu'exceptionnellement il peut se libérer tout un week-end. Je saute sur mon agenda et je m'aperçois que c'est un week-end où je peux me libérer facilement aussi. Seul bémol : c'est un week-end où je travaille le samedi. 
Pas grave, il ne faut pas louper une occasion pareil : on fonce ! 

En moins de sept jours, j'ai réussi à m'organiser : m'arranger côté personnel pour me libérer complètement après ma journée de travail jusqu'au dimanche après-midi, voir pour la réservation de l'hôtel avec Maître. 
Ca faisait très longtemps que je n'avais pas été aussi pressée et excitée d'être en week-end, même en travaillant le samedi. 

Pour des raisons de discrétion (oui, je suis pas du genre à étaler ma vie privée, vanille ou pas et malheureusement les habitants de ma ville sont assez commérage et encore plus mes collègues de travail), j'avais pensé à demander à Maître de m'attendre sur le parking du commerce qui se situait à côté de mon lieu professionnel. D'autant plus que ça peut être sur mon chemin de retour quand je rentre à pieds donc ni vue, ni connue.
A peine arrivée dans la voiture, je pose mes affaires sur la banquette arrière, Maître vérifie d'un coup d’œil si son ordre sur ma tenue a été respecté et m'embrasse langoureusement. Pas le temps de traîner, il rentre les coordonnées dans le GPS et let's go ! 
De plus, il fallait doubler de vigilance puisqu'il y avait neigé pendant quarante huit heures de mon côté. Même si je ne conduis pas encore, je n'aime pas la neige. J'ai un dicton bien personnel : "La neige c'est bien : sur les toits ou en carte postale"... 

Bonne nouvelle :  les routes sont très dégagées en sortant de mon département. L'accès à l'hôtel a été facile. Je sais que Maître n'est pas à l'aise de conduire sous la poudre blanche donc je croisais les doigts. 
Arrivés à l'entrée, l'accueil fut très sympathiques. On nous a proposés de nous restaurer mais on était tellement fatigués de notre semaine et surtout très pressés que notre priorité était d'avoir la clé de notre chambre. 
Le temps de monter à l'étage, je culpabilisais un peu d'avoir menti à mon grand (je suis censée passer une soirée entre filles jusqu'au petit matin) mais il faut que j'arrête de penser ainsi et au contraire que je profite de chaque moment. Maître ouvre la porte : plus le temps de penser...

Nos bagages posés sur la tablette proche du pied du lit. La main de Maître me saisit soudainement la nuque et ses lèvres se posent sur les miennes.
Mon premier réflexe et de me mettre à ses pieds juste à la fin du baiser. Je suis pas à l'aise en restant à la même hauteur que lui. Je ne suis pas encore déchaussée, ni déshabillée que Maître s'empresse de fouiller dans le sac à accessoire pour trouver LE collier. Tête baissée, ma nuque dégagée, me voilà prête pour la pose de ce symbole fort de notre lien. Je me trouvais à dos de la porte d'entrée. Maître me demanda de rester en position mais de pivoter. Je m'exécute sans même réfléchir avant mais je ne comprenais pas pourquoi. Il se positionne devant moi, m'observe, me dévore des yeux. Son sourire illumine son visage. Il se dirige derrière moi, me saisit à nouveau la nuque, le menton, me le relève en m'ordonnant de me regarder face au miroir qui se trouve derrière la porte d'entrée. Il ajouta que je devais voir comme j'étais belle, avec, comme il me va si bien... J'avoue que le collier est très joli et je ne suis pas du tout indifférente à sa représentation. Psychologiquement, ça se bouscule mais je me sens si bien à la fois. 

Sans transition, il m'ordonne de me mettre sur le lit. Par réflexe, je me mets à quatre pattes, de nouveau en attente. Il me reste et s'aperçoit que je suis déjà très humide. Il me caresse avec douceur : ses mains se glissent de mes épaules en longeant le creux de mon dos en insistant sur mon postérieur. Un petite fessée surgit et j'entends son souffle qui traduit sa folle envie de me sauter dessus. Il continue par me caresser la poitrine, puis le ventre et le bas-ventre. Quelques secondes de silence et j'entends le craquement de l'emballage du préservatif... Machinalement, je me mords la lèvre. Il prend les menottes en cuir pour me les mettre au plus vite. 
Ressentir qu'il est très en forme, sous toutes ses coutures accroît mon désir. Il me pénètre avec une telle envie que les gémissements arrivent plus tôt que je ne l'aurais pensé. Il est ferme et doux à la fois. Sa respiration s'accélère. La mienne aussi. Nos excitations sont en phases. J'ai envie de pouvoir me lâcher mais il faudra que je patiente encore. Ses coups de reins sont de plus en plus fréquents. Son buste se redresse et tout s'emballe. J'oublie que je ne peux pas encore jouir et je me laisse totalement aller à son gré. Son autorisation tombe entre deux souffles coupés et nos soulagements viennent simultanément. C'est doux et intense à la fois : que c'est bon ! 
Nous reprenons doucement mais sûrement notre respiration. Je peux m'allonger pour mieux apprécier. Il m'accompagne et me blottit dans ses bras pour me récompenser et me cajoler.  

Suite à une chute lors d'un match, je n'oublie pas que son épaule est encore très fragile : je m'adapte et malgré ma nouvelle envie de lui, je fais en sorte qu'il reste le maximum allongé, qu'il ne fasse pas trop d'efforts. Pas plus qu'il ne venait d'en faire. C'est ainsi que nous avons passés du temps à converser, enlacés, ma tête contre son torse avec mes doigts qui se survolent son épiderme de ses genoux à son thorax. 
Au fil de notre discussion, je ressens qu'une nouvelle envie survient de son côté. Au même moment où je m'apprête à me glisser vers son pénis en érection, sa main maintient ma nuque et me dirige gentillement dans la même direction. 
Je le prends en bouche, langoureusement. Délicatement, ma langue malaxe le contour de son gland et je descends. Mon mouvement de tête fait des vas et viens à un rythme qui joue aux montagnes russes. Je joue tant avec ma langue que mes lèvres tout le long de sa verge qui se tend. Je sens ses bourses se gonfler d'avantage que je caresse. Son dos se creuse à son tour. Sa tête se penche en arrière, les yeux fermés. Sa main droite me caresse le bras et sa gauche entreprend ma tignasse puis suivre la cadence. 
En une fraction de seconde, il bondit, me bascule sur le dos. Je sens la chaleur de tout son corps. Ses muscles se contractent. Ses lèvres parcourent le haut de mon corps comme un skieur slaloment sur une piste. La vague épouse mes reins : ils mordillent mes tétons qui sont déjà bien dressés. Je sens son érection contre mon vénus et dans ma tête un petite voix me murmure "Allez-y ! Humm !! Défoncez-moi !". Je me surprends à penser ainsi mais peu d'importance. Le skieur arrive en fin de descente : son souffle survole mon clitoris puis sa langue s'infiltre entre mes lèvres. Elle poursuit son chemin en s’engouffrant. Il est tellement doué pour cet instant si intense que c'est indescriptible comme c'est bon : c'est juste divin. Je savoure chaque instant et je m'abandonne. Je suis là mais je suis très loin à la fois. Il le sait. Ma main caresse ses cheveux doux et soyeux. Il se relève, prend le temps de se protéger. Mes jambes sont instables, impatientes... Elles ne sont pas les seules. Il me prend sans précédent. J'entrouvre mes yeux et j'aperçois son regard torride. L'enivrement est bien présent. Je ressens son corps qui se raidit et ses coups qui s'accélèrent. Je ne peux m'empêcher de lui demander l'autorisation alors que j'aime pas ça (je préfère que j'arrive à patienter qu'il me l'ordonne de lui-même mais c'est rare que j'y arrive). A ma grande surprise le "pas encore" que je m'attendais se transforme en "oui vas-y ma Shadesse". Tellement surprise et loin à la fois que je manque de comprendre complètement et à contre cœur, je le fais répéter.  C'est tellement agréable d'entendre plus fermement sa validation. Je vois bien que son envie de se lâcher est aussi opressant que le mien mais il a trop forcé et son épaule le lance. Il s'allonge à nouveau sur le dos et exceptionnellement c'est moi qui suis sur lui. Je suis gênée d'avoir joui avant lui mais je m'applique au mieux pour qu'il puisse y parvenir. Je tente de faire le vide dans ma tête : je sais qu'il n'a pas envie que je complexe à ce moment là. Je me laisse aller, mon bassin se ondule. Je sens son plaisir revenir. 

Nous reprenons quelques minutes ici et là. 

Je sais qu'il est exténué à tout point de vue. Le moment de s'endormir est venu. Je suis fatiguée également mais le sommeil ne vient pas de suite. Je me cale de façon à ce que son épaule soit protégée et qu'il s'endorme paisiblement. 
Je n'ai aucune envie de dormir malgré mon épuisement. Je suis tellement bien. Je suis tellement sur mon petit nuage. C'est tellement agréable de me sentir à sa merci. Je me dis que je ne lui dis pas assez et qu'il faut que je me remédie à cela : c'est tellement bon quand il est le seul décisionnaire, qu'il arrive à m'aider à lâcher prise de plus en plus et que j'y prenne goût. 
Je sais que la nuit va être courte et que le lendemain va passer très vite. J'arrête de regarder la nuit au loin. Je ferme mes yeux et me laisse bercer par sa respiration qui me traduit qu'il est déjà parti. Inconsciemment, il doit ressentir que je m'apprête à m'endormir aussi : son bras m'enlace plus fortement. 


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