Deuxième week-end : seconde partie

A la sortie de l'ascenseur, j'ai été ébahi par la vue que nous avions. Des arcades illuminées à plein nez et à l'horizon. Trop beau ! Nous avons dû longés un long couloir avant d'arriver dans notre chambre. 

Notre première réaction fut de se débarrasser des sacs de voyage. Maître s'empressa de m'embrasser longuement avant que je me mette en position. A genoux, à ses pieds, je baisse la tête, lui offrant ma nuque pour qu'il puisse changer le collier et me mettre l'officiel. Ca serre un peu mais c'est tellement bon de le ressentir à nouveau. 
Maître me demande où sont les accessoires. Je lui montre le sac concerné et il me demande de me déchausser. Suite à sa demande, je m'installe à quatre pattes au pied du lit, en attente. Il me tâte et s'aperçoit que je suis déjà bien humide. Il applique d'abord une punition que j'avais en attente et se serre du paddle et la cravache pour cela. Il joue avec mon excitation et je ressens déjà son envie de me sauter dessus. Je suis déjà loin dans mes pensées. 

Maître a un petit rituel où je me fais souvent avoir : sans ordre, je n'ai aucune obligation de compter à voix haute, lors des coups mais je dois tout de même être à jour lorsqu'il me pose la fameuse question "Alors on en est à combien ma Shadesse ?". La question tombe et spontanément je réponds "25". Au même moment où je m'entends répondre, je me reprends et je donne la bonne réponse "19 !". Trop tard ! Mais pourquoi j'ai sorti 25 ?? Il sourit et sort un autre accessoire dont j'ignore le choix. Maître me provoque en me disant puisque c'est ainsi, il va monter à 25. C'est là qu'il choisit le martinet. C'est parti pour rattraper les 6 coups supplémentaires que j'ai eu le malheur d'ajouter. Il s'aperçoit que j'y suis pas du tout indifférente. Il se munit des préservatifs et m'ordonne de me mettre au milieu du lit.

Je suis en attente quelques secondes, toute à lui. Maître s'apprête pour me prendre et me sauter dessus. Le lit était deux lits doubles juste accolés. Je l'avais bien remarqué et mettais mise à cheval entre les deux. Chose que j'avais pas prévu ni fait attention : c'était des lits sur roulettes. Quand Maître a voulu me sauter dessus, les lits se sont séparés. J'ai pas eu le temps de souffler que je me suis retrouver presque en grand écart. Maître lui s'est retrouvé avec sa jambe gauche sur mon mollet gauche et sa jambe droite au sol entre les deux lits. Les roulettes ont eu raison de nous. La situation prêtait à sourire quand-même. Après s'être marré et un peu de gêne, je me suis repositionnée tranquillement et c'était reparti. L'envie n'était pas coupée pour autant. 

Après nos ébats, nous nous sommes posés pour pouvoir souffler et nous sommes revenus sur mon écart précédent. Je ne comprenais toujours pas pourquoi j'avais sorti 25 coups alors que je savais que c'était 19. On en a rit à nouveau et nous avons conclus que ça prouvait que le lâché prise était bien présent. Maître en a profité pour me taquiner. Pour une fois, je n'ai même pas vu venir sa provocation. Habituellement, c'est plutôt moi qui ais cette manie. 
Il recommença à quelques préliminaires pour me tenir en température. Je me laissais porter. Il continuait à me provoquer et au moment où je m'y attendais le moins, je reçus l'ordre de ne plus adresser un mot sauf "Oui Monsieur" et d'être très docile. 
En un instant, je me suis retrouvée allongée sur le dos avec un bondage qui liait autant mes poignets, mon corps que mes chevilles. Bien entendu, j'étais déjà équipée des poignets et des chevillères en cuir. Il ajoute qu'il ne voulait plus de "oui mais non... " jusqu'à son départ demain. Le ton était plus à la plaisanterie mais plus ferme. 

Il sait très bien que son air autoritaire me fait beaucoup d'effets et me rend beaucoup plus obéissante. 
Maître me place le nouveau rabbit. C'est la première utilisation, tant pour lui que pour moi. Il s'amuse à tester toutes les différentes vitesses. Il trouve la bonne vitesse qui lui convient et câle l'objet entre mes cuisses me laissant languir ainsi quelques secondes pour voir mes réactions. Je suis toute liée et me laisse bercer par la vague de chaleur que me procure le frottement contre mon clitoris. Comme si c'était pas assez, il se munit du bâillon à ce même moment. Dans ma tête, j'ai eu un petit "Non, pas ça !". Je savais d'avance que j'allais avoir encore plus de mal à me concentrer et impossible de contester quoique ce soit. Il reprend en main le joujou et continue de s'amuser avec quelques instants. Ma respiration est haletante comme jamais, surtout en étant bâillonnée. Il décide enfin de me retirer cette vilaine boule à trous. 

Il profite de ce moment pour m'interroger sur les règles. C'est le rituel où Maître souhaite que je récite les règles quotidiennes et en cas d'oubli c'est une punition pour chaque omission. Comment peut-il me demander ça au moment où je suis le moins concentrée ?! Mais non, pas ça ! Un "oui mais non" survole mes pensées mais impossible de le sortir parce que je sais qu'il me loupera pas. Trop tard, il faut croire que j'ai pensé trop fort ! Il insiste pour le récital. Je me lance. Je tente de me concentrer pour qu'elles reviennent spontanément. Je les connais bien ces règles c'est pas comme si je les appliquais pas régulièrement et Maître me les fait réciter à chaque fois qu'on se voit aussi. Il se positionne à califourchon sur moi et m'encourage à trouver les quatre restantes. Je sais qu'il en manque mais l'excitation reprendre le dessus et Maître est de plus en plus ferme : ça m'aide pas. J'ai de la chance : il est clément. Il remarque que je rame pas mal. Malgré tout, il me donne quelques indices pour que je trouve les deux manquantes. Hallélouilla je les trouve toutes. Je n'aurais pas de sanction et il ne sera pas déçu. Je serais pas punie mais y'aura sûrement des conséquences. Je vois bien qu'il aime jouer entre ma concentration et mon état. Il sait que là, il a le contrôle complet : je n'arrive plus à lui résister. 
Se protégeant, il se saisit de cet instant pour me prendre. C'est fort et intense à nouveau. Je vois et ressens son côté bestial qui ressort. Il me fait patienter jusqu'au dernier moment pour que je puisse me relâcher. Au fur moment, nous nous lâchons simultanément. Je vois son torse se durcit ainsi que son regard. 

Nous nous posons et nous échangeons paisiblement avant de nous endormir. 




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