Deuxième week-end : première partie
Même pas une quinzaine de jours après notre première privilège de passer un week-end ensemble, Maître m'informe que de son côté, il pourra de nouveau se libérer exceptionnellement.
L'excitation monte : hors de question de laisser passer cette nouvelle opportunité. Il fallait que je m'arrange pour me libérer de mon côté aussi. Ca tombe un week-end où je travaille donc plus facile pour m'organiser.
Quelques jours avant, je commence à préparer mon grand pour lui faire comprendre que Maman va devoir de nouveau s'absenter exceptionnellement de la nuit de samedi à dimanche et rentrerait que dimanche. J'avais déjà prévu de pouvoir dîner en tête à tête avec Maître pour le dimanche midi et boire un café tranquillement mais quand j'ai annoncé à mon grand que je rentrais que le dimanche après-midi, il a tiqué. Mes enfants sont toujours ma priorité quoiqu'il en soit donc il fallait que je m'organise différemment mais comment faire puisqu'il ne connait pas l'existence de Maître et que je suis censée faire une nouvelle sortie entre filles ?
Entre temps, Maître me rappelle que je l'avais informé que ma meilleure amie était plus souvent disponible le week-end que la semaine et que c'était l'occasion de tenir le défi : la rencontre entre Maître et ma meilleure amie pour faire les présentations.
Ma meilleure amie est l'une des seules personnes de mon entourage proche à connaître mon statut. C'est toujours appréciable de pouvoir parler de BDSM à une personne vanille sans se faire juger et encore mieux par sa meilleure amie. Je remarque bien qu'elle ne me comprend pas toujours ou ne comprend pas toujours ce que je peux lui confier (même si je m'adapte un peu) mais ce qu'elle retient avant tout c'est que je suis bien et c'est le principal.
Maître me suggère alors de boire le café ensemble le dimanche après midi. Avec grand plaisir mais il faut que je m'assure qu'elle soit disponible et que mon grand soit de sortie pour voir ses amis (ben oui, les ados c'est souvent entre potes). Après quelques échanges de sms et quelques discussions avec mon aîné, tout est mis en place. J'ai finalement parlé de Maître à mon grand sans parler de pratique BDSM bien entendu. Mon grand est assez mature et à l'écoute pour comprendre que Maman a pu retrouver quelqu'un après la séparation, qu'on ne se mettra jamais ensemble pour autant et que ça se passe très bien. J'ai dû lui avouer que je lui avais menti précédemment pour la bonne cause.
Je me suis même arrangée pour que nous puissions manger tous ensemble chez moi mais pour le coup, par manque de temps, j'avais besoin d'un petit service de ma meilleure amie : j'aurais jamais le temps de préparer le repas mais j'ai tout les ingrédients...
Comme le dernier week-end, Maître est venu me chercher mais ce coup-ci directement sur le parking (il a meme pris le sens inverse). Nous sommes passés chez moi vite fait, le temps que je prenne mes affaires et que j'embrasse mon grand et le rassure que je suis bien vivante (sourires)... Nous passons en coup de vent chez ma meilleure amie : y'a personne alors qu'elle m'avait dit qu'elle sera là. Tanpis, je peux pas attendre : je dépose le sac de provision vers la porte d'entrée, à l'abri et direction Dijon...
Avant d'aller à l'hôtel, Maître a souhaité s'arrêter dans le sex-shop de la dernière fois, avant la fermeture. Je me demandais pourquoi il voulait à tout prix y retourner. J'avais ma petite idée mais rien de certain. Quand nous sommes rentrés dans la boutique, il a accouru directement vers le rayon des baillons. Il s'est fait plaisir aussi en choisissant un martinet.
Pour le coup, il m'a surprise : il m'a toujours dit qu'il était pas à l'aise avec ce genre d'accessoire et là il ose se lancer. Il faut croire que je fais accroître ses envies...
Vu que la boutique était en train de fermer, nous avons fait très vite. J'aime pas être la dernière cliente, à la dernière minute : je trouve ça irrespectueux et déplacé pour les employés. Ils sont à notre service, oui mais quand-même : si la boutique à des horaires c'est pas pour rien et comme nous tous, ils ont une vie privée après le travail... Moi même je suis bien placée pour le savoir : le nombre d'appels que je peux recevoir à moins deux et alors me faire finir un peu plus tard, je les compte plus.
Une fois tout le coffre, direction le restaurant. Nous avions tout notre temps : notre choix s'est porté sur un Buffalo Grill. Rapide, simple, efficace. Surtout pour la viandarde que je suis et Maître aussi. Après réflexion, c'est la toute première fois que nous partagions un repas ainsi en tête à tête. Rien qu'à voir le sourire et le regard de Maître me dévorant à chaque instant, autant que son assiette, j'étais rassurée de le sentir aussi bien. C'est un réel plaisir de le voir ainsi : complètement détendu, complètement déconnecté et rien que pour moi...
Bien restaurés, nous nous rendons tranquillement vers l'hôtel que Maître avait choisi. On avait remarqué une chambre sympa à prix intéressant dans un hôtel que je ne connaissais pas près du centre ville.
A notre arrivée, nous nous sommes renseignés pour savoir où garer la voiture : il n'y avait pas de parking privé mais pas grave, on a trouvé quand-même et de préférence pas trop loin.
De l'extérieur, l'hôtel paraissait très sympa. Nous avons découvert qu'il s'agissait d'une ancienne abbaye mexicaine réaménagée. Ca donnait un avant-goût très appréciable.
Nous avons été très bien accueillis. L'agent d'accueil nous a même proposé de pouvoir nous restaurer : venant de le faire, nous avons dû décliner. Nous étions surtout pressés d'arriver dans la chambre. Pour la petite anecdote, l'agent d'accueil finissait toutes ses phrases en nommant Maître par "Monsieur". Moi-même, je ne le nomme pas autant dans une journée. Cela m'a fait beaucoup sourire : je me suis empressée de le raconter à Maître dans l'ascenseur.

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