Zone rouge

Le réveil sonne une première fois. Je ne peux m'empêcher de cliquer sur le téléphone pour le reporter d'une dizaine de minutes. J'entrouve un oeil et je m'aperçois que Maître dort encore. Je me blottis contre lui et je me rendors un peu. 
Dix minutes plus tard, le réveil sonne à nouveau. Je me resserre contre Maître et aucune envie de me lever. Je suis trop bien au chaud, près de Maître et ses mains qui longent mon corps. Vu que j'étais indisposée et que Maître sait que je ne pratique pas d'intimité quand je suis ans cette période, je le sentais réservé. 
Il a dû limite m'ordonner de me lever pour que je trouve la motivation à sortir du lit. 



Une fois debout, je me suis activée à mon rôle de Maman pendant que Maître continuait de se reposer dans ma chambre. C'est le meilleur moyen de pouvoir rester discret. 

Rien de tel qu'une petite douche pour se remettre les idées en place. 
A la sortie de l'école, je me suis arrêtée à la boulangerie. J'ai pris des viennoiseries pour tout le monde : étant la fin d'année, mon grand n'a pas cours. 



Le café terminé, je me suis empressée de nous rendre dans la chambre. 

Je me demandais ce que Maître avait prévu vu que j'étais indisposée. Bien entendu, la pose en attente et la mise en place du collier étaient inévitables. Maître s'est détendu en me caressant la nuque et me regardant, à ma place, à genoux, à ses pieds. 
Il m'ordonna de me positionner à quatre pattes sur le lit, sans bouger. Je le sentais encore hésitant et continua à me faire patienter. Il se dirigea vers ma table de nuit et sortit les chevillères et les bracelets. Après les avoir installés, il commençait à me caresser, m'exciter et me caressa à nouveau mes fesses. Je sais qu'en moyenne, il ne tardera pas à me prendre. J'en ai très envie mais je ne peux pas bouger. Une fois le préservatif mis, je sais que je vais pouvoir me lâcher : juste à attendre le feu vert de Maître. 
Tout deux reposés, l'un contre l'autre, Maître me fait part que c'est la première fois qu'il me sentait autant dynamique. Je confirme que j'en avais très envie, très envie de lui tout court, très envie de le ressentir, de le sentir, très envie de ressentir son contrôle... et mes hormones dans tout leur état. 

Tout en restant, confortablement, dans ses bras, réalisant à nouveau, la chance que j'ai, à ce moment, je constate que Maître ne m'a pas encore vu avec autant de désir parce que malgré moi, je me réserve encore un peu. Le lâché prise n'est pas total, je le sais bien mais c'est en bonne voie. 
Après quelques réflexions, je souris en pensant que, vu ma période, il ne va pas pouvoir faire son rituel : yes, pas de boule de geisha pendant le repas ! Ce genre d'écart restera rare donc oui je savoure même bien entendu je préfère quand il est satisfait et donc bien entendu que lui préfère quand je les porte. 

Par mesure de sécurité et discrétion, Maître m'enlève le collier et le bracelet pour que je puisse préparer le repas. Cuisiner n'est pas ma tasse de thé mais j'aime beaucoup pouvoir manger à ses côtés. Les moments où je l'observe pendant que nous conversons, que je bois ses paroles, se sont des moments magiques. 
Je remarque qu'il apprécie encore plus le petit rituel du café. C'est toujours un plaisir de me sentir et d'être à ses pieds, tête calée sur ses cuisses. Cela peut paraître anodin pour beaucoup mais à cet instant, je suis en pleine zénitude.

Après le repas, nous retournons dans la chambre, je le suis à quatre pattes et il me maintient la nuque, comme il aime si bien le faire. Je me repositionne en attente afin qu'il me pose le collier. La pose des bracelets suit. Je m'interroge à nouveau sur ce qu'il compte faire : va-t-il vouloir en profiter à nouveau ou va-t-il être plus raisonnable ? 
Il me demande de monter sur le lit et de m'allonger, de me poser. Il s'allonge à côté de moi et le petit moment tendresse s'installe naturellement. Je suis calme, loin de ma routine vanille, je suis fière d'être sa soumise, je n'ai aucune envie de le décevoir. 
Au moment où je m'y attendais le moins, il m'ordonne de bien m'allonger, d'écarter les jambes et ne plus bouger les jambes. Il prend plaisir à me chauffer à nouveau et jouer avec ma docilité. A y repenser, je pense que c'est un des moments où j'ai pu être le plus obéissante sans mon côté rebelle, ni mon côté brat. 
Mon excitation est très forte. Il le sait et il le voit bien. Je le sens hésiter à vouloir me prendre. Je le vois qu'il tente. Sans même qu'il est besoin de le faire, je patiente, sans rien demander pour pouvoir me lâcher. Plus j'attends, plus j'en ai envie. Plus j'attends et plus j'en ai envie, plus je ressens son emprise et plus je me sens à ma place. 
C'est un moment très intense, pour tout deux. C'est un moment indescriptible tellement que le plaisir et le désir partagé était fort. 
C'est quand il entend ma respiration haletante et accélérée à la fois qu'il décide de m'autoriser de pouvoir me lâcher. 
C'est tellement fort et intense que même après m'être lâchée, je le désire encore et encore. A ma grand déception, il me fait comprendre que malheureusement, autant pour lui que moi, on ne pourra remettre les couverts parce que les flux sont plus importants et que cela peut être gênant et craint qu'on tâche (alors que j'avais pris toutes mes précautions pour éviter que ça arrive). 

Je suis un peu déçue, coupée en pleine élan mais vu l'intensité de ce moment, ça reste un moment très appréciable. La vie m'a aussi appris qu'il faut savoir apprécier ce qu'on peut avoir et ne pas envier ce qu'on a pas ou ne peut avoir. 

Nous passons une bonne heure, paisiblement à discuter, allongés sur mon lit avant la douche. Vu l'heure, je sais que le départ approche à grands pas et bien entendu, j'en ai aucune envie. 

Une fois que je le sais dans sa voiture, je cours à la douche, à mon tour, pour m'apprêter à retourner dans ma vie vanille et mon rôle de Maman...





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