Frustration quand tu nous tiens

Mais comment à J-2 je peux être indisposée et cela avec une semaine d'avance, moi qui suis réglée comme du papier de musique  ??  Mais non ! Pas maintenant !! Ben si !!!


Je sais et je suis la première à proner que le sexe n'est pas une priorité mais là, vu comme comme c'est tendu de mon coté vanille, j'avoue que mon besoin sexuel est à son sommet et encore plus pendant que je les ai... Comme beaucoup de femmes, je fais partie de celles où les hormones sont au max pendant ce temps là et où le manque peut se ressentir à son maximum. 

Je dirais même que c'est souvent à ce moment là que la soumise a besoin de se ressentir aux pieds de son  Maître. 


Maître sait que c'est le genre de période où mes nerfs sont à fleur de peau et que j'ai besoin d'être remise en place au moindre faux pas. Chose qu'il sait très bien fait comme il se doit ! 

Il tente de me consoler en me précisant qu'il y a d'autres priorités et que cela ne le perturbe pas dans le programme de la journée où il est prévu de ce soir? 
Le connaissant, j'en doute aucunement mais ma déception et ma frustration sont à leur comble pour autant !!!



Le jour J, nous nous retrouvons près d'une boulangerie où Maître me récupère après avoir déposer mon fils au centre aéré (voir même où le GPS l'a mal indiqué mais sûrement suite à des informations erronées que j'ai pu avoir sur Google). 

Nous prenons le café calmement, chez moi et nous décollons pour Dijon, pour une journée shopping qui m'enchante pas forcément mais où je fais au mieux pour ne pas décevoir Maître. Je sais qu'il a à coeur de faire cette journée au centre commercial, à mes côtés. 


J'ai fait quelques efforts pour m'apprêter : je porte une robe d'été classique avec sous-vetement, ainsi que mon collier quotidien mais j'ai un ptit plus : un ptit bracelet de cheville. Je sais pas s'il le remarquera mais on verra bien. 

Après le trajet et le passage de la première boutique, avec un grand stress de mon côté, j'évoque le sujet du bracelet de cheville et il me fait part que si, il l'a remarqué et aime beaucoup. Ouf : j'ai marqué un point. Dommage que je l'ai perdu en cours de route... 


Dès notre arrivée au centre commercial, je remarque que Maître a bien programmé sa journée coté boutique et qu'il sait où aller (contrairement à moi). Les mots d'ordre sont "ensemble lingerie" et "couleurs", surtout "couleurs". Il est vrai que j'ose peu la couleur et encore moins depuis mes rondeurs et cela n'est pas dans mes gouts personnels. Je suis plus dans le côté sombre et classique : ça passe très bien (sourires). 

Je me laisse porter par ses envies et nous nous dirigeons vers le premier magasin qui m'attire pas plus que ça mais où la vitrine m'attire un peu plus : nous avons un coup de coeur, vite fait, commun. Nous faisons un tour à l'intérieur mais à vue d'oeil rien qui nous convint et on remarque même pas notre ensemble vu à la vitrine (pas de bon point). Nous passons à la boutique suivante mais rien de remarquable. 


Nous poursuivons dans notre boutique préférée. Là, de suite, Maître accroche sur un modèle mais moi un peu moins. Bon ok, beaucoup moins... Je vois ces yeux qui pétillent sur un ensemble, bleu nuit, en dentelle, transparent. C'est pas autant coloré que Maître le souhaiterait mais je remarque que de suite qu'il l'apprécie beaucoup pour autant. J'accroche toujours pas et je tente de le dévier sur un ensemble plus classique mais rose. Rien à faire : son regard et son intention sont rivés sur ce modèle transparent que je redoute tant. Un autre modèle nous fait hésiter mais je vois de suite que la préférence de Maître se porte sur le premier. Suite à la proposition de la vendeuse, je m'efforce de passer aux essayages des deux soutiens gorges. Sans hésitation, vu la tête ébahi de Maître, c'est bel et bien le transparent qui l'emporte. La vendeuse me propose alors de prendre l'ensemble. Spontanément, je la recale gentillement (prenant compte que rien que le prix du soutif est déjà onéreux pour moi). A la sortie de la cabine, Maître me félicite mais me reprend sur ma réponse portée à la vendeuse. Logiquement, oui j'aurais dû le consulter, après coup, ça me parait une évidence mais pas à l'instant T, avec la complexité et le stress. Oui, je suis pas à l'aise totalement et Maître le sait très bien. 

La vendeuse nous expose alors une culotte, un tanga et le string qui va avec le soutien gorge. En temps normal, je me serais portée sur la culotte mais là, je la trouvais moche. Le string, je l'élimine direct coté confort. Il ne reste plus, alors que le tanga. Je le trouve très joli mais je reste persuadée que je suis pas faite pour porter ce genre de sous-vetement. Maître cède à son propre caprice. Je suis très honorée mais un peu gênée tout de même. Je tente de ne pas y passer et de faire passe en priorité la satisfaction de Maître : c'est tout ce qui compte à mes yeux !


On s'arrête dans un autre boutique. Mon instinct me fait ressentir de suite qu'on trouvera pas chaussure à notre pied et je me suis pas trompée. A peine un pied, un coup d'oeil panoramique, je sais d'avance, connaissant les goûts de Maître, qu'on ressortira les mains vides. On continue dans une boutique tendance pour les 15-25 ans mais rien nous tente.



Après un sac en main et quelques discussions de choses et d'autres en faisant du lèche vitrine, on redescend à l'étage inférieur pour s'arrêter à nouveau à la première boutique. Entre temps, je fais part qu'on peut tenter de profiter de la dernière démarque des soldes. Maître pensait que les soldes étaient terminées. Etant dans le domaine du service clients pour une enseigne ciblée pour les 15-25, je suis bien placée pour maîtriser le sujet. 

Il est vrai qu'en dehors de l'ensemble, on a flashé sur une nuisette. En la voyant, j'appréciais beaucoup mais je gardais en tete que jamais de la vie, j'oserais porte ce genre de choses chez moi et sans intérêt sans sa présence !
Après plus d'attention, on remarque notre ensemble qu'on avait remarqué. On a meme la vision sur un autre modèle, légèrement plus pétant côté coloris ce qui étonna fortement Maître me connaissant. Ma bonté était partie à lui faire plaisir. J'adore trop voir son regard qui s'illumine en m'expliquant pourquoi il préfère un modèle plus qu'un autre. J'aime beaucoup aussi son enthousiasme indescriptible et sa main qui caresse mon épaule en guise de confort et qui rejoint la mienne. 
J'ai fini par essayer les deux modèles sans la nuisette. La vendeuse qui était aux essayages confirment que ça me va bien. Voir meme, que son commentaire est plus prononcé pour le modèle que j'apprécie le moins. Vu le regard de Maître après avoir tiré le rideau, l'avis de la vendeuse n'est pas tant dans l'erreur que ça même si je me doute bien que son but est de vendre avant tout. 
A ma grande surprise, arrivés en caisse, il me fait comprendre que son choix se porte sur les deux ensembles. De plus, j'ai choisi des tangas.


Une fois nos visites terminées au centre commercial, nous nous sommes dirigés vers le restaurant. Nous sommes viandards tout les deux. Cela fait partie de nos points communs. Sans hésitation, nous avons choisis le restaurant très rapidement, quitte à faire répétition avec notre dernier repas au restaurant. 

On nous a positionné à une table pour deux mais au milieu de la salle : j'aime pas forcément me retrouver au milieu de tout le monde. J'ai toujours l'impression d'être une bête de foire. J'y pris sur moi et j'ai tenté de ne pas le montrer en jouant les pipelettes avec Maître. 
J'aime beaucoup avoir ces petits moments où on parle de choses et d'autres, de nos boulots, de nos ressentis : des sujets de la vie quotidienne en sommes.

Maître voulait retourner au sexe shop dans l'espoir de me trouver une laisse. A mon sens, y'a pas besoin d'aller dans ce genre d'établissement pour ce genre d'accessoire. Je n'ai rien contre le sexe shop mais voyant le temps défilé, je n'avais aucune envie d'y aller. J'étais beaucoup plus impatiente de rentrer et de profiter des quelques heures qu'ils nous restaient avant son départ. On fait le tour du magasin mais on ne voit rien : ils ont changés légèrement l'aménagement et il n'y a plus les laisses qu'on avait pu apercevoir la première fois. 
Voyant la déception de Maître, je tentais de refaire un tour pour voir ce que je pouvais lui proposer de prendre pour compenser. Idem, je ne vois rien, rien qui me tente non plus. Après un deuxième tour, je remarque le fameux "Lush". Le Lush, c'est un oeuf vibrant qui se contrôle à distance via une application sur le téléphone ou le pc aussi. Actuellement, sauf erreur de la part, c'est le seul accessoire sexuel qui propose une disponibilité avec autant de distance. Maître m'avait offert ce joujou fin d'année dernière mais il a dû faire parti de ceux qui avait un défaut de fabrication : il a cessé de fonctionner après quelques mois. Je cache pas que mon ptit côté "brat" était rassuré de ce dysfonctionnement. Ca me permet de garder une certaine liberté en quelques sortes. 
J'hésite longuement et puis je lui propose de reprendre un "Lush". Bingo : je l'ai surpris. C'était un peu le but, j'avoue. On passe en caisse (avant que je change d'avis ou regrette) et on s'en va. 
Je savais d'avance que je suis à l'abri du test en rentrant puisque je suis indisposée. Il ne va pas vouloir abîmer son nouveau joujou. Au fond, c'est plus le sien que le mien...

A notre retour, on se pose avec un petit café et discuter avec mon aîné qui n'était pas encore sorti. Je savais que j'étais encore indisposée et dans les premiers jours mais mon envie était bien présente, même assez forte. J'étais très pressée de passer très vite dans la chambre.
Pas de chance : Maître était bien parti à discuter avec mon grand (supporter la même équipe de foot, ça m'aide pas). 
Arrivée dans la chambre, j'ai jamais autant apprécié nos rituels : attente à genoux et pose du collier officiel. En attente, ma tête se trouve juste en face de son membre et je ressens bien l'érection. Bien évident, j'ai une grande envie de le prendre en bouche. De plus, connaissant mon "indisponibilité", je me dis que ça peut compenser un peu. 
Il en est tout autre : Maître m'ordonne de me mettre à genoux face au lit. Il m'enlève mon haut et je dois rester dans la même position, les bras levés. Ca tire : vivement que je puisse les poser. Machinalement, ils s'abaissent et Maître me fait la remarque. Quand il va que je m'applique à nouveau et que je tiens, je peux enfin passer sur le lit. 
A quatre pattes, Maître vérifie mon humidité. Forcément, ayant mes règles c'est un peu plus compliqué. Il me laisse en attente, ainsi, avant de se munir des bracelets et chevillères. Il me les pose et je comprends qu'il compte passer à l'acte. Je suis pas très à l'aise, craignant mes flux mais l'envie est plus forte. 
J'ai pû me lâcher mais je reste très excitée pour autant. Il le voit et me fait comprendre que mes flux ne permettent pas de recommencer. Bien entendu que je suis déçue parce que je savais d'avance que je vais être frustrée. Les petits moments de câlins avaient son départ m'ont un peu apaisé. Je profitais, sans aucun doute mais je n'arrivais pas à m'enlever de la tête que je n'avais aucune envie de faire cette demie-journée shopping et qu'on a perdu du temps avant d'aller dans la chambre. 
Mon côté coquin faisait tout pour l'exciter à nouveau et le convaincre de me prendre une dernière fois.Je suis arrivée à mes fins : Maître s'est bien occupée de moi. J'ai eu l'autorisation qu'il puisse continuer à jouer mais à ma grande surprise, je n'ai pas pu me lâcher. 

Comme je le redoutais, l'heure a vite tournée et il était temps autant de Maître de rentrer chez lui, que moi reprendre mon rôle de Maman.
J'ai été ravie de pouvoir partager ma journée avec Maître même si j'avais aucune envie de faire du shopping mais j'ai maudit le fait de les avoir en avance. 
Je savais bien que ce genre de grande frustration, non provoquée par Maître, allait arrivée mais je n'étais pas pressée d'y arriver. 
C'est pas comme ci je savais d'avance qu'on allait pas pouvoir se voir de tout le monde de juillet et que patienter jusqu'à août (et encore si pas d'imprévu ou empêchement) ça va être long... 




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